V-Rally
| Développeur | |
|---|---|
| Éditeur | |
| Réalisateur |
Stéphane Baudet |
| Compositeur |
Alberto Jose Gonzalez (GBC) |
| Début du projet | |
|---|---|
| Date de sortie |
| Genre | |
|---|---|
| Mode de jeu | |
| Plate-forme | Ordinateur(s) : Console(s) : Console(s) portable(s) : |
| Langue |
Multilingue |
| Ventes |
3,5 millions d'exemplaires |
|---|---|
| Évaluation | |
| Site web |
| Need for Speed et V-Rally (en) |
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V-Rally est un jeu vidéo de course de rallye développé et publié par Infogrames, sorti en sur PlayStation. Il s'agit du premier jeu de la série V-Rally.
Le jeu prend pour cadre les saisons du championnat du monde des rallyes 1997. Les joueurs pilotent des voitures de rallye à travers une série de spéciales réparties dans huit pays différents, avec des surfaces diverses telles que le gravier, l'asphalte, la terre et la neige. Plusieurs modes de jeu — Arcade, Championnat, et Contre-la-montre — sont proposés.
Le jeu est développé durant une période de deux ans, à partir de . V-Rally étant un jeu de simulation, il met l'accent sur la reproduction fidèle des comportements physiques des voitures et est plus réaliste que les jeux vidéo d'arcade. L'ancien champion du monde de rallye Ari Vatanen œuvre en tant que consultant technique, conseillant les développeurs quant à la manière dont les voitures doivent réagir aux collisions et aux dérapages.
À sa sortie, le jeu rencontre un grand succès critique et commercial en Europe : il est le troisième jeu le plus vendu sur PlayStation en France, derrière Gran Turismo et Rayman. Il s'écoulera à 3,5 millions d'exemplaires à travers le monde. La presse spécialisée salue généralement son grand nombre de circuits et son gameplay difficile mais gratifiant, mais certains critiquent sa prise en main exigeante.
Après sa sortie sur PlayStation, V-Rally est adapté pour Nintendo 64 par Infogrames, puis pour Game Boy et Game Boy Color par VD-dev, et pour PC en et . Les voitures, mises à jour, sont celles qui ont pris part au championnat du monde des rallyes 1998. Une suite, V-Rally 2, sort en .
Voitures et rallyes
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V-Rally prend pour cadre le championnat du monde des rallyes 1997. Le joueur peut ainsi piloter l'une des dix voitures présentes dans ce championnat sur les quarante-deux spéciales et circuits du jeu, réparties dans huit pays différents[1].
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Système de jeu
[modifier | modifier le code]V-Rally est un jeu vidéo de course dans lequel le joueur pilote des voitures de rallye en vue interne ou externe à travers une série de spéciales ou de circuits[6]. Le jeu met l'accent sur la reproduction fidèle du comportement physique des voitures de rallye : les conditions météorologiques, les types de revêtement et la configuration de la transmission influencent de manière significative la tenue de route[7]. La météo inclut notamment la pluie, la neige et le brouillard, tandis que les surfaces de route varient de l'asphalte au gravier ou à la terre et à la neige[8],[9]. Les courses peuvent se dérouler de jour comme de nuit[7].
Le jeu propose des voitures de la catégorie Kit cars et World Rally Cars. Les Kit cars possèdent deux roues motrices tandis que les World Rally Cars disposent d’une transmission intégrale[10]. Avant chaque course, le joueur peut ajuster les réglages du véhicule, comme la rigidité des suspensions, la longueur des rapports de boîte de vitesses, la sensibilité au sous-virage ou au survirage, ainsi que le choix entre une transmission manuelle ou automatique[1],[11].
Le jeu comporte trois modes de jeu : Arcade, Championnat et Contre‑la‑montre. Les trois modes prennent en charge un ou deux joueurs ; en multijoueur, l'écran est partagé horizontalement ou verticalement[8],[12].
En mode Arcade, le joueur affronte des adversaires contrôlés par l'intelligence artificielle au cours d'une série de spéciales, comprenant chacune plusieurs points de contrôle à atteindre dans un temps imparti. Le joueur commence avec trois crédits, qu'il perd s'il n'atteint pas le point de contrôle dans les temps. La partie est terminée si le joueur n'a plus de crédits. Il est possible d'obtenir des crédits supplémentaires en remportant la spéciale. Le mode facile propose de disputer quatre spéciales, contre six pour le mode moyen et huit pour le mode difficile[1],[13].
Dans le mode Championnat, le joueur dispute six rallyes composés chacun de trois spéciales. Son classement est établi en additionnant le temps réalisé dans chacune de ces trois spéciales. Il marque des points en fonction de son classement à l'arrivée. Le jeu propose plus de 40 épreuves réparties sur huit pays différents[1],[14].
Le mode Contre‑la‑montre permet de courir sur n’importe quelle épreuve afin d’enregistrer le meilleur temps[5],[15].
Développement
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V-Rally est développé pour la PlayStation par le studio Infogrames, installé à Lyon, en France[16]. Cette équipe, constituée de quinze personnes employées à plein temps, devient connue en 1998 sous le nom de Eden Studios[17],[18]. Le budget de développement du jeu est de deux millions de dollars et sa production, entamée en 1995, dure deux ans[19],[20]. Le « V » du titre du jeu signifie « Virtuel »[17].
V-Rally trouve son origine dans le projet V-F1, lancé à la fin de l'année . D'après Stéphane Baudet, le réalisateur du jeu et passionné de sport automobile, « V-F1 devait nous permettre de démontrer que nous étions techniquement capables de rivaliser avec les meilleurs titres japonais du genre comme Ridge Racer et Sega Rally Championship […]. Lors du développement de V-F1, nous avions déjà V-Rally en tête ». Ce projet, abouti en , reste au stade de prototype et n'est produit qu'à deux exemplaires, conservés au siège d'Infogrames à Lyon et par le pilote de Formule 1 Jacques Villeneuve[18],[21]. Stéphane Baudet s'inspire notamment du savoir-faire nippon en termes de jeu vidéo : « mes voyages fréquents au Japon me permettent d'étudier ce qui fait la force des Japonais dans l'industrie des jeux vidéo : le gameplay, l'une des qualités majeures de V-Rally »[18],[22].
« La version arcade de Sega Rally était pour nous une très bonne référence, donc source d'inspiration. Il y avait également un excellent jeu d'arcade pas très connu et réalisé en 3D isométrique par une petite société espagnole, Gaelco[note 1]. Le visuel était assez éloigné de ce que nous voulions faire, mais les sensations de glisse étaient très bonnes[23]. »
— Stéphane Baudet, s'exprimant à propos des jeux qui ont influencé V-Rally.
Comme les kits de développement de la PlayStation ne répondent pas aux exigences nécessaires pour le jeu, les développeurs décident de créer leurs propres outils de programmation, y compris le moteur de jeu[16]. Les environnements et les voitures du jeu sont entièrement rendus en trois dimensions, et la technique d'ombrage de Gouraud est utilisée pour donner aux objets en 3D une surface plus lisse[24]. Les voitures sont composées de 300 polygones[25]. Le jeu offre une cadence d'affichage de trente images par seconde, et de vingt-cinq en mode multijoueur[9],[24] ; il permet un affichage en 4/3 ou 16/9[26], et est compatible avec le volant Mad Catz[18],[26], ainsi que les manettes analogiques Dual Analog et NeGcon ; cette dernière permet aux joueurs de négocier les virages de façon plus précise[6],[1].

Toutes les voitures présentes dans le jeu sont sous licence officielle, y compris leurs sponsors[10]. À la demande des constructeurs automobiles, les véhicules ne se salissent pas et ne se déforment pas sous les chocs[26]. Le champion du monde de rallye Ari Vatanen donne aux développeurs des conseils sur la manière dont les voitures doivent réagir aux collisions et aux dérapages[27]. Vatanen souligne que, bien que chaque voiture suive pratiquement les mêmes principes de contrôle, il existe des différences significatives entre les véhicules à deux roues motrices — les Kit Cars — et à quatre roues motrices — les World Rally Cars[16]. En outre, les développeurs d'Infogrames travaillent avec les constructeurs automobiles et les pilotes présents dans le championnat du monde des rallyes pour comprendre le pilotage et les réglages d'une voiture de rallye. Ainsi, chaque véhicule du jeu possède les mêmes caractéristiques techniques que dans la réalité, comme le poids, le coefficient aérodynamique et la transmission. Les bruits de moteurs, les sons d'ambiance d'une manche de rallye, ainsi que des photos des différentes voitures utiles à leur modélisation, ont été capturés par les développeurs durant le rallye de Monte-Carlo 1997. Stéphane Baudet explique que la pratique régulière du karting et la lecture d'ouvrages consacrés à l'automobile ont aussi permis d'affiner leurs connaissances[22],[18]. Bien que les circuits du jeu soient fictifs, ils s'inspirent de lieux réels de rallyes, comme le rallye de Catalogne, qui se déroule sur la Costa Brava[27].
À l'origine, V-Rally devait proposer un éditeur de niveaux permettant aux joueurs de créer leurs propres spéciales en modifiant des variables telles que la surface de la route, l'angle des virages et les conditions météorologiques. Ces spéciales, qui auraient pu être sauvegardées sur une carte mémoire, étaient générées dans un délai compris entre trente et soixante secondes sur PlayStation. Cette option aurait permis aux joueurs d'ajouter de nouveaux circuits à leur jeu[16]. Absent du jeu définitif, cet éditeur de circuit est cependant intégré à sa suite, V-Rally 2, publiée en [28]. Un mode multijoueur jusqu'à quatre joueurs tirant parti du câble de liaison PlayStation est également retiré de la version commercialisée. De même, les développeurs ont envisagé l'ajout d'un rétroviseur à l'affichage tête haute du jeu, mais cette idée est finalement abandonnée en raison des limitations de mémoire de la PlayStation[19]. Une version « Deluxe » de V-Rally est aussi évoquée dans la presse vidéoludique française ; censée être vendue un mois après la sortie originale du jeu et inclure un volant Mad Catz, elle ne verra jamais le jour[29].
Dans la version du jeu en français, la voix du copilote est assurée par Hervé Panizzi, frère et copilote de Gilles Panizzi. Les voix des copilotes des autres versions linguistiques sont quant à elles assurées par des acteurs[5],[23]. La bande-son hard rock de V-Rally est enregistrée au Moby Dick Club de Madrid[19].
Commercialisation
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V-Rally paraît en Europe le sous le nom de V-Rally : 97 Championship Edition[6]. En de la même année, Ocean, le distributeur européen du jeu, vend les droits de distribution en Amérique du Nord à Electronic Arts. Bien que le jeu n'ait aucun lien avec la série Need for Speed d'Electronic Arts, ce dernier le publie en Amérique du Nord sous le nom Need for Speed : V-Rally le 4 novembre, afin de susciter l'attrait du public américain, le rallye étant considéré comme un sport beaucoup plus populaire en Europe qu'aux États-Unis. La version nord-américaine inclut la Toyota Corolla WRC comme voiture supplémentaire[30],[8].
Le jeu est republié en Europe en dans la gamme Platinum. Cette réédition est agrémentée de la Toyota Corolla WRC de l'édition américaine, et du support de la manette DualShock[31],[32],[33].
Accueil
[modifier | modifier le code]Réception critique
[modifier | modifier le code]| Média | Note |
|---|---|
| Consoles + (FR) | 95 %[1] |
| Edge (UK) | 8/10[6] |
| EGM (US) | 4,75/10[34] |
| GamePro (US) | 4,5/5[35] |
| Joypad (FR) | 96 %[9] |
| Player One (FR) | 95 %[3] |
| PlayStation Magazine (FR) | 9/10[5] |
| Computer and Video Games (UK) | |
| Hobby Consolas (ES) | 94 %[10] |
| Média | Note |
|---|---|
| GameSpot (US) | 5,4/10[37] |
| IGN (US) | 8/10[8] |
| GameRevolution (US) | B+[12] |
| Média | Note |
|---|---|
| GameRankings | 72,85%[38] |
En France, la presse vidéoludique émet des critiques unanimement dithyrambiques à propos de V-Rally. Le magazine Consoles + considère V-Rally comme « la simulation de rallye la plus efficace et la plus aboutie » existante jusqu'alors. La rejouabilité est en outre perçue comme l'un des points forts du jeu, principalement grâce à la variété des circuits et des conditions météorologiques[1]. Le mensuel Player One juge que ce jeu s'impose comme la « référence » des jeux de rallye, aux côtés de Sega Rally Championship, saluant ses graphismes « irréprochables », son animation « rapide et fluide », l'excellence du bruit des moteurs, des sons et de la bande sonore rock'n roll du jeu, même si sa prise en main est « très longue »[3]. PlayStation Magazine ne dit pas autre chose et applaudit le côté technique « hallucinant » de V-Rally, arguant qu'il s'agit du seul jeu de rallye « réaliste » disponible sur la console de Sony[5]. Le magazine Joypad loue « un petit bijou de technologie et de réalisme qui s'adresse aux joueurs persévérants » en raison de la difficulté de sa prise en main. Ce mensuel parle de « l'un des plus beaux jeux de course » sur PlayStation, appréciant les sensations de vitesse « grisantes », le rendu des accidents et des morceaux de musique hard qui « renforcent l'intensité des courses »[9]. En juillet 1998, CD Consoles, comparant V-Rally aux nouveaux titres qui tentent de le supplanter, estime que Colin McRae Rally « surclasse totalement » V-Rally et International Rally Championship. Ce dernier est jugé comme le moins réussi des trois, mais « peut se vanter d' [être] le premier à faire aboutir l'arlésienne des jeux de rallye, le fameux éditeur de circuit ». V-Rally est pour sa part salué pour la possibilité « vraiment très pratique » de modifier à tout moment les réglages de la voiture en contre-la-montre, et jugé supérieur au jeu d'Europress (en) par son gameplay plus agréable, mais épinglé pour les collisions « surréalistes », et « le manque de variété dans les enchaînements de virages ainsi que la trop grande ressemblance de certains circuits »[39].
Dans le reste de l'Europe, V-Rally fait également l'objet de critiques très positives, la presse le comparant avantageusement à Sega Rally Championship et louant son grand nombre de spéciales ainsi que son gameplay exigeant mais néanmoins gratifiant. L'édition britannique du PlayStation Magazine estime que V-Rally est « un jeu immense, de loin le jeu de course le plus complet sur PlayStation ou toute autre plateforme depuis Formula 1 développé par Psygnosis »[40]. Le mensuel britannique Edge salue un titre au style différent des autres jeux de course sortis sur PlayStation, comme Rage Racer, un marché que le magazine considérait alors comme étant saturé[6]. Selon le magazine Computer and Video Games, le système de jeu axé sur la simulation confère à V-Rally une grande profondeur, mais le jeu n'est pas aussi immédiatement accessible que Sega Rally Championship et ses commandes très sensibles peuvent frustrer certains joueurs. Le mensuel britannique juge le titre d'Infogrames comme un jeu plus attrayant grâce à ses graphismes plus soignés, mis en avant pour leur niveau de détail et leur grande distance d'affichage[36]. Le magazine espagnol Hobby Consolas apprécie la diversité des paysages du jeu, affirmant que chaque spéciale offre des défis uniques. En outre, même si la prise en main des commandes peut prendre un certain temps, l'effort est finalement récompensé par l'impressionnante sensation de vitesse que procure le jeu[10].
En Amérique du Nord, les critiques sont généralement plus négatives. Le site spécialisé GameSpot fustige la maniabilité du jeu, affirmant que les voitures « partent en tête-à-queue beaucoup trop facilement, et même [en réglant] le sous-virage au maximum dans les options, elles restent incontrôlables ». Bien qu'il soit souligné le nombre « impressionnant » de voitures et de spéciales dans le jeu, surtout comparé à la plupart des autres titres de l'époque, GameSpot conclut que V-Rally ne vaut pas la peine d'être joué en raison de sa « maniabilité médiocre »[37]. Le magazine Electronic Gaming Monthly, dans la même veine, qualifie la physique des voitures et la détection des collisions d'« étranges et artificielles »[34]. GamePro estime que « la maniabilité est réactive, mais exige de la patience et de l'entraînement, ce qui risque de frustrer les joueurs habitués aux jeux d'arcade ». En outre, ce mensuel américain affirme que V-Rally s'adresse davantage aux passionnés de rallye qu'aux fans de la série Need for Speed, mais constitue une offre solide à cet égard, citant ses options de personnalisation, la voix utile du copilote et ses graphismes détaillés et fluides[35]. Le site américain GameRevolution, plus positif, apprécie l'impact des conditions météorologiques sur l'expérience de jeu, soulignant qu'« une fois qu'on a compris qu'il faut utiliser ses freins et se concentrer sur la course, le réalisme s'avère être un atout majeur »[12]. Son homologue IGN estime que le jeu est très gratifiant et amusant, et que c'est lorsqu'on joue au mode difficile que le « jeu révèle son plein potentiel »[8].
Ventes
[modifier | modifier le code]En Europe, V-Rally est un succès commercial, avec 15 000 exemplaires vendus dès son premier week-end de commercialisation[30]. Au Royaume-Uni, le jeu figure parmi les meilleures ventes pendant trois mois[41]. En , il reçoit un prix « Or » de la VUD[note 2] allemande, attestant de la vente d'au moins 100 000 exemplaires en Allemagne, en Autriche et en Suisse[42]. Il remporte un prix « Or » au festival Milia organisé à Cannes en 1999, pour des recettes supérieures à 22 millions d'euros dans l'Union européenne en [43]. Avec 654 000 unités écoulées en , V-Rally est le troisième jeu PlayStation le plus vendu de tous les temps en France, derrière Gran Turismo et Rayman[44]. En Australie, V-Rally s'est vendu à près de 100 000 exemplaires au cours de ses trois premiers mois de commercialisation[20]. Au Japon, V-Rally est un des trois jeux européens les plus vendus sur PlayStation, les deux autres étant Rayman et Tomb Raider[23]. En , V-Rally s'est écoulé à plus de deux millions d'unités à travers le monde. Le jeu est finalement vendu à un total de 3,5 millions d'exemplaires[21].
Portages et adaptations
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Après sa sortie sur PlayStation, V-Rally est porté sur d'autres plates-formes. Début , un porte-parole d'Infogrames laisse entendre que l'éditeur Ocean prévoit de sortir un portage du jeu pour Nintendo 64[45]. Il est présenté lors de l'European Computer Trade Show à Londres en , puis lors du salon Nintendo Space World en où une version achevée à 90 % est dévoilée au public[46],[47]. Le jeu, développé par Eden Studios et baptisé V-Rally: Edition '99, paraît en Europe le et en Amérique du Nord le [48],[49]. Par rapport au jeu original sur PlayStation, ce portage se distingue par son moteur physique revu afin de rendre le pilotage des voitures plus réaliste et améliorer leur contrôle, ainsi que par l'inclusion de deux vues supplémentaires[50] et de véhicules ayant participé au championnat du monde des rallyes 1998, comme la Mitsubishi Lancer Evolution, la Citroën Xsara, la Škoda Octavia, la Vauxhall Astra et la Hyundai Coupé[46],[17],[51]. Le jeu, stocké sur une cartouche de 64 mégabits, ne comporte aucune musique[52],[51]. V-Rally: Edition '99 reçoit des critiques plus positives en Europe qu'en Amérique du Nord. Les graphismes sont jugés comme étant dépassés tandis que la maniabilité des voitures est vue comme imprécise, mais il est apprécié que le jeu propose plus de cinquante spéciales. Le site américain IGN remarque que la version nord-américaine sur Nintendo 64 aurait été évaluée plus favorablement si elle était sortie un an plus tôt, avant la parution de jeux de course à succès tels que World Driver Championship ou Beetle Adventure Racing[51],[52],[53],[54],[55]. Selon Stéphane Baudet, cette version Nintendo 64 « s'est très bien vendue en Europe »[23].

Une adaptation pour la console portable Game Boy, développée par VD-dev, est publiée exclusivement en Europe le par Ocean, avec le titre V-Rally: Championship Edition. Elle propose des graphismes en pseudo-3D ainsi que les modes de jeu Arcade et Championnat, avec un total de quatre voitures et dix spéciales[56],[57]. Une autre version du jeu, pour Game Boy Color, également conçue par VD-dev, est publiée en Europe le sous le titre V-Rally: Championship Edition[58],[59] et en Amérique du Nord le 4 juin de la même année sous le nom V-Rally: Edition '99[60],[61]. Bien que la version Game Boy Color ne soit pas rétrocompatible avec la Game Boy, elle est essentiellement identique à celle-ci, mais propose des graphismes colorés et vingt spéciales[59],[60].
Un portage pour Microsoft Windows, nommé V-Rally : Multiplayer Championship Edition, sort en Europe en . Il est similaire au jeu original sur PlayStation, mais propose des graphismes plus nets et prend en charge le jeu en ligne[62]. Développé par White Park Bay Software et commercialisé en France au prix de 199 FRF, ce portage est généralement jugé moyen voire mauvais par la presse spécialisée[63],[64],[65]. Une version pour le système d'exploitation Symbian développée par Ideaworks3D sort pour les téléphones mobiles Sony Ericsson P800 (en) et P900 (en)[66].
Postérité
[modifier | modifier le code]V-Rally est le premier épisode d'une série de jeux commercialisés entre 1997 et 2018 sur consoles PlayStation, Nintendo et Xbox, sur Dreamcast, ainsi que sur Microsoft Windows et téléphones mobiles. Stéphane Baudet déclare en 2010 que « V-Rally reste à ce jour le plus gros succès de [sa] carrière »[23]. Toujours selon le réalisateur, le partenariat avec Electronic Arts pour distribuer le jeu en Amérique du Nord a ouvert la voie à une collaboration ultérieure « en tant que studio indépendant avec les producteurs de Need for Speed, en réalisant NFS: Porsche en 2000 »[23].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « V-Rally (video game) » (voir la liste des auteurs).
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Bien que n'étant pas nommés explicitement, les jeux World Rally (1993) et World Rally 2 (1995) correspondent à cette description.
- ↑ Verband der Unterhaltungssoftware Deutschland (de), Association allemande du logiciel de divertissement.
Références
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- ↑ Manuel de jeu, p. 18.
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- ↑ Christophe Pottier (Wolfen), « V-Rally Multiplayer Championship », Player One, no 98, , p. 130.
- ↑ Stéphane Hébert, « Test : V-Rally », Joystick, no 104, , p. 92 (ISSN 1145-4806).
- ↑ Génération 4, no 123, p. 170.
- ↑ (en) PC Gamer, no 70, p. 70.
- ↑ (en) « V-Rally P800/P900 par Ideaworks3D », sur my-symbian.com (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) V-Rally : Manuel d'instructions, Infogrames, .

Liens externes
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- Site officiel
- Ressource relative au jeu vidéo :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- (en) V-Rally sur MobyGames
- Jeu vidéo de rallye
- Jeu Nintendo 64
- Jeu PlayStation
- Jeu Windows
- Jeu Game Boy
- Jeu Game Boy Color
- Jeu vidéo développé en France
- Jeu vidéo sorti en 1997
- V-Rally
- Jeu vidéo se déroulant en Angleterre
- Jeu vidéo se déroulant en France
- Jeu vidéo se déroulant en Espagne
- Jeu vidéo se déroulant au Kenya
- Jeu vidéo se déroulant en Indonésie
- Jeu vidéo se déroulant à Monaco
- Jeu vidéo se déroulant en Suède
- Jeu Eden Games
- Jeu VD-dev
- Jeu Infogrames
- Jeu Ocean Software