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Ivujivik

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Ivujivik
ᐃᕗᔨᕕᒃ
Ivujivik
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Nord-du-Québec
Subdivision régionale Administration régionale Kativik
Statut municipal Village nordique
Maire Adamie Kalingo
Code postal J0M 1H0
Constitution
Démographie
Gentilé Ivujivimmiuq, miuq
Population 404 hab. (2023)
Densité 12 hab./km2
Code géographique 2499140
Géographie
Coordonnées 62° 25′ 00″ nord, 77° 54′ 30″ ouest
Superficie 3 456 ha = 34,56 km2
Divers
Langue(s) Inuktitut
Fuseau horaire UTC-5
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nord-du-Québec
Voir sur la carte administrative du Nord-du-Québec
Ivujivik
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Géolocalisation sur la carte : Canada
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Ivujivik
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Liens
Site web (fr + en) Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata

Ivujivik (inuktitut: ᐃᕗᔨᕕᒃ) est un village nordique du Nunavik de l'administration régionale Kativik situé dans la région administrative du Nord-du-Québec, au Québec[1]. Ce village est le plus septentrional du Québec.

Géographie

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Carte
Dans le Kativik

Municipalités limitrophes

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Vue satellite
1 : Île Digges Ouest
2 : Île Digges Est
3 : Cap Digges
4 : Cap Wolstenholme
5 : Cap Du Châteauguay
6 : Erik Cove
7 : Passe Digges
8 : Île Fairway
9 : Île Nuvuk
A : Village de Ivujivik

Ivujivik est situé au Nunavik, à approximativement 2 000 kilomètres de la métropole québécoise. Le village se trouve à seulement 28 kilomètres de Cap Wolstenholme, le point le plus septentrional du Québec. Le territoire d'Ivujivik possède une superficie de 35,21 km2.

La région est libre de glace pendant 20 jours ouvrables durant l'été. Aucun lien ne permet au village d'être relié au réseau routier québécois comme c'est le cas pour tous les villages du Nunavik. Ivujivik est desservi par Air Inuit.

Le village est situé sur une petite crique de sable entre des falaises qui tombent à pic dans la mer. À cet endroit, les courants forts de la baie d'Hudson et du détroit d'Hudson se rencontrent. Au nord, on retrouve dans le détroit les îles Digges appartenant au Nunavut.

Village d'Ivujivik.

Ivujivik veut dire « lieu où l'on est pris par les glaces qui dérivent »[2].

Des recherches archéologiques permettent de dater l'arrivée sur ces lieux d'Inuits en provenance de l'île de Baffin il y a environ 3 000 ans. Ce lieu aurait même été le point de départ, en territoire québécois, du mouvement migratoire expliquant la présence des Inuits sur la côte de la baie d'Hudson. La sédentarisation des Inuits à Ivujivik est cependant très récente.

En 1938, lors de l'établissement d'une mission catholique, on n'y retrouvait qu'un campement saisonnier. Quelques familles étaient établies en permanence au poste de Wolstenholme érigé en 1909 par la Compagnie de la Baie d'Hudson à l'anse Erik, à une vingtaine de kilomètres au nord-est d'Ivujivik. La fermeture de ce poste, en 1947, et l'ouverture d'un avant-poste à Ivujivik y ont favorisé l'implantation permanente de familles. La côte d'Ivujivik est parsemée d'une soixantaine d'îles et d'îlots dont les Digges. La mise sur pied, en 1962, d'une coopérative a permis à la communauté de mieux structurer son économie locale et de mettre en valeur des activités nouvelles comme la sculpture, l'artisanat et le tourisme axé sur la chasse et la pêche.

Suite à la ratification de la convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1975, Ivujivik fut l'un des villages « dissidents » qui se sont opposés à sa mise en place. Comme la communauté de Puvirnituq, Ivujivik est au cœur de la « crise scolaire » des années 1980, pendant laquelle des parents dissidents refusent d'envoyer leurs enfants étudier dans l'école gérée par la Commission scolaire Kativik (créée par la convention de la Baie-James). Ces parents mettent alors en place un projet alternatif d'école gérée localement[3].

Taamusi Qumaq, ardent défenseur de la culture inuit et porte-parole du mouvement des Inuit dissidents, énonce qu' : « avant que n’y affluent les Qallunaats[note 1], Ivukivik était un lieu favori de chasse même pour ceux qui ne vivaient pas dans la région. Les phoques et les morses y abondaient, et les Inuits les chassaient en oumiak. On y trouve aussi des poissons marins en été, et les belugas passent par la région lors des migrations printanières et automnales. Les falaises abritent des marmettes, et d’autres oiseaux y nichent au printemps. Ivujivik est un bon territoire.»[4]

Depuis 1996, le service de police du Nunavik assure la sécurité d'Ivujivik[5].

Démographie

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Évolution démographique
1986 1991 1996 2001 2006 2011 2016
208263274298349370414

À Ivujivik, selon l'Institut de la statistique du Québec, la langue la plus parlée le plus souvent à la maison en 2011[8] sur une population de 370 habitants, est l'inuktitut à 94,59 %, le français à 2,70 % et l'anglais à 2,70 %.

Administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 2015 Mattusi Iyaituk    
2015 2018 Tivi Iyaituk    
2018 2021 Salimuni Qavavauk    
2021 En cours Adamie Kalingo    
Les données manquantes sont à compléter.

La Commission scolaire Kativik administre l'École Nuvviti[9].

Notes et références

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  1. Qallunaats désigne ceux qui ne sont pas Inuit, en particulier les Blancs.

Références

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  1. Répertoire des municipalités : Village nordique d'Ivujivik (Administration régionale Kativik) sur le site des Affaires municipales, régions et occupation du territoire.
  2. « Fiche descriptive », sur toponymie.gouv.qc.ca (consulté le )
  3. Sylvie Loslier, « Sept ans de crise scolaire pour les dissidents. Pas d'ABC pour les enfants: des leçons de politique et de détermination », Recherches amérindiennes au Québec, vol. XII, no 4,‎ , p. 309
  4. « Ivujivik - 14 villages et 1 communauté - Le territoire - Les Nunavimmiuts - Avataq », sur avataq.qc.ca (consulté le )
  5. « Information générale », sur krpf.ca (consulté le )
  6. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2006 - Ivujivik, VN » (consulté le )
  7. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - Ivujivik, VN » (consulté le )
  8. Institut de la statistique du Québec. Population selon la langue parlée le plus souvent à la maison, municipalités et TE du Nord-du-Québec et ensemble du Québec, 2011
  9. « Our Schools. » Conseil scolaire Kativik. Consulté le 23 septembre 2017.

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Articles connexes

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Liens externes

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