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Geoffroi II de Provence

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Geoffroi II de Provence
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Titre de noblesse
Comte de Provence
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Décès
Entre et Voir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Première maison comtale de Provence (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Hildegarde (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie

Geoffroi II, mort vers 1065/1067, est un comte et marquis indivis de Provence, issu de la branche cadette de la dynastie comtale de Provence.

Geoffroi (chez Magnani, Varano) ou Jaufre (chez Aurell, Mazel), parfois Geoffroy (chez Manteyer), est le fils de Foulques-Bertrand/Fouque-Bertran († entre /1054), comte de Provence[1], et d'Hermangarde (Ermengarda/Eldegarda[2])/Eldiarde Eveza[3].

Il a un frère, Guillaume Bertrand[1],[2].

Une charte du cartulaire de Saint-Victor de Marseille, datée de 1044[4], le mentionne aux côtés de son père et de son frère Guillaume Bertrand (Vilelmus et Gauzfredus comites sive marchiones Provincie, filii prefati Bertranni) dans une donation en faveur de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille[5],[6].

Comte de Provence avec son frère

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Avec son frère Guillaume Bertrand, il succède à leur père comme comtes de Provence en indivision<[5],[4], également avec leur oncle Geoffroi Ier et leur cousine Emma, veuve du comte Guillaume III de Toulouse.

Entre 1053 et 1068, il confirme avec son frère, aux moines de Montmajour, « la restitution des dîmes de Pertuis et la donation de quatre manses à Manosque faites par leur père. Ils se font payer 100 sous par les moines. Les moines sont obligés de faire reconnaître leurs droits sur Pertuis par les comtes, à chaque génération. »[7]

Il souscrit en 1063, avec son frère, à la donation faite, à Avignon, par le vicomte d'Avignon et sa famille à Cluny de Pont-de-Sorgues[8].

Vers 1060-1065, il confirme avec son frère une donation faite par leur père à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, en 1030[9],[4].

Mort et succession

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Geoffroi, meurt après l'acte de 1065 et avant 1067[10], sans laisser d'enfants[1],[2], de son épouse la comtesse Ermengarde[11].

Son frère, Guillaume Bertrand, meurt peu après, entre 1065 et 1074[12],[4]. Manteyer (1908) indiquait sa mort avant 1067[10].

Notes et références

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  1. a b et c Martin Aurell, Jean-Paul Boyer et Noël Coulet, La Provence au Moyen Âge, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, (ISBN 978-2-85399-617-4, lire en ligne), p. 9-52.
  2. a b et c Florian Mazel, « Pouvoir comtal et territoire : réflexion sur les partages de l'ancien comté de Provence au XIIe siècle », Mélanges de l'École française de Rome : Moyen Âge, vol. 123, no 2 (« Les pouvoirs territoriaux en Italie »),‎ , p. 1re part. (« Les pouvoirs territoriaux en Italie centrale et dans le sud de la France. Hiérarchies, institutions et langages (XIIe – XIVe siècle) : études comparées »), p. 467-486 (lire en ligne, consulté en ).
  3. (en) Charles Cawley, « Guillaume III de Provence », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025 (consulté en ).
  4. a b c et d Mariacristina Varano (thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I), Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, , 1007 + 132 (lire en ligne [PDF]), p. 233-234.
  5. a et b Manteyer 1908, p. 294.
  6. (en) Charles Cawley, « Guillaume VI de Provence », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025 (consulté en ).
  7. Eliana Magnani (Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter), Monastères et aristocratie en Provence - milieu Xe - début XIIe siècle, Lit Verlag, (lire en ligne), chap. 10, p. 128-129.
  8. Eliana Magnani (Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter), Monastères et aristocratie en Provence - milieu Xe - début XIIe siècle, Lit Verlag, (lire en ligne), chap. 10, p. 77-78.
  9. Eliana Magnani (Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter), Monastères et aristocratie en Provence - milieu Xe - début XIIe siècle, Lit Verlag, (lire en ligne), chap. 10, p. 213.
  10. a et b Manteyer 1908, p. 295.
  11. Manteyer 1908, p. 298.
  12. Poly 1976, p. 318.

Bibliographie

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Ouvrages récents

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Ouvrages anciens

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  • Jean-Pierre Poly, La Provence et la société féodale : 879-1166, contribution à l'étude des structures dites féodales dans le Midi, Paris, Bordas, , 431 p. (lire en ligne).
  • Georges de Manteyer, La Provence du premier au douzième siècle : études d'histoire et de géographie politique. Tome 1, Picard, , 988 p. (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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