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Formation professionnelle

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La formation professionnelle est le processus d'apprentissage qui permet à un salarié ou un demandeur d'emploi d'acquérir le savoir, le savoir-faire et le savoir-être (capacité et aptitude) nécessaires à l'exercice d'un métier ou d'une activité professionnelle[1].

La formation professionnelle s’apparente beaucoup à la formation continue mais elle est bien distincte de cette dernière. En effet, elle vise à gagner de nouvelles compétences nécessaires à une évolution ou à un changement de métier. Les formations professionnelles peuvent s’inscrire dans le plan de formation de votre entreprise ou émaner de votre demande personnelle.

Selon les cas la formation peut être purement théorique ou comporter aussi une partie pratique (de base ou sous forme de période d’apprentissage). La formation théorique peut être délivrée de différentes manières telles que des cours magistraux ou à l'aide d'outils pédagogiques. Que ce soit dans un but d'évolution ou de changement de métier, la formation professionnelle peut être une étape cruciale de développement[2].

La formation professionnelle est un droit pour les salariés et demandeurs d’emploi en France afin de leur permettre de renforcer leurs compétences et d’évoluer tout au long de leur vie professionnelle à travers leur compte personnel de formation. La formation professionnelle s’adresse, aux personnes actives, aux personnes en reconversion professionnelle souhaitant changer de métier, aux personnes ayant perdu leur emploi et qui bénéficient d’un plan de sécurisation ou de retour à l’emploi, aux personnes au chômage qui souhaitent se former dans un domaine pour intégrer le marché du travail.

La demande de formation peut émaner du salarié, de l'employeur ou de Pôle emploi.

La formation professionnelle ne se limite pas à une simple transmission de connaissances. Elle comprend aussi une formulation des programmes, des dispositifs et des méthodes de formations que les secteurs universitaires, plus exclusivement disciplinaires connaissent peu. A ce titre, elles sont plus complexes, plus sujettes à des conflits de rôle et donnent lieu à une division du travail de formation entre plusieurs acteurs occupant des positions différentes dans le champ de la formation[3].

Dans une enquête publiée en mars 2024, le Céreq analyse les pratiques des entreprises françaises[4]. En 2020, comme tous les pays d’Europe, la France a maintenu son effort de formation malgré la crise sanitaire. Les pratiques de formation se sont néanmoins modifiées, les entreprises françaises se distinguant par leur capacité à s’adapter au contexte et à profiter des dispositifs publics. En 2020, les entreprises françaises ont su s'adapter au contexte de crise en recourant davantage aux formations en situation de travail (39 % des entreprises[4]) et à l'apprentissage. Les données pour 2021 (24,5 %)[4] montrent que l’augmentation du recours aux formations en situation de travail était plus conjoncturelle que structurelle et les cours et stages ont confirmé leur forte prégnance en 2021 (52 % des salariés y ont eu accès contre 47 % en 2020)[4].

Modalités et financement de la formation

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Les actions de formation peuvent être financées par des fonds publics, mutualisés ou privés, avec un contrôle strict des organismes formateurs. La formation peut se dérouler en présentiel, à distance (FOAD) ou en situation de travail, sous certaines conditions pédagogiques[5].

Depuis 2022, le financement de la formation professionnelle repose sur une contribution unique des entreprises, collectée par l’URSSAF et redistribuée via les opérateurs de compétences (OPCO), afin de garantir l’accès à la formation aux salariés, notamment dans les petites entreprises.

L’article L. 6316-1 du Code du travail, issu de la loi du 5 septembre 2018, prévoit que les prestataires d’actions de formation, de bilans de compétences, d’actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience et de formations par apprentissage doivent être certifiés qualité au lorsqu’ils sont financés par un opérateur de compétences, par la commission mentionnée à l'article L. 6323-17-6, par l'État, par les régions, par la Caisse des dépôts et consignations, par France Travail ou par l'Agefiph[6].

Pour être certifiées, les actions dispensées par des organismes de formation ou par des centres de formation pour apprentis (CFA) doivent poursuivre des objectifs pédagogiques prédéterminés, se dérouler conformément à un programme détaillé, préciser les moyens pédagogiques et les modalités d'encadrement ; les résultats d'apprentissage doivent être évalués. Enfin, elles doivent être dispensées par des personnes devant justifier de compétences sur le sujet enseigné et titulaire d'un contrat de travail conclu avec le centre de formations[7].

Notes et références

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  1. « Définition - Formation professionnelle », sur insee.fr (consulté le )
  2. Formation professionnelle, travail-emploi.gouv.fr, consulté le 14 novembre 2019
  3. Raymond Bourdoncle et Claude Lessard, « Note de synthèse », Revue française de pédagogie, vol. 142, no 1,‎ , p. 131–181 (DOI 10.3406/rfp.2003.2940, lire en ligne, consulté le )
  4. a b c et d Agnes CHECCAGLINI et Isabelle MARION-VERNOUX, « Formation professionnelle en entreprise, la France se distingue de ses voisins européens » [PDF], sur www.cereq.fr, Céreq Bref 450, Céreq, (consulté le )
  5. « La formation professionnelle : principes généraux », sur travail-emploi.gouv.fr, ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, (consulté le ).
  6. « Qualité des organismes de formation professionnelle ».
  7. « La qualité des organismes de formation professionnelle ».

Articles connexes

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