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Espérance sportive Troyes Aube Champagne

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ESTAC Troyes
Logo du ESTAC Troyes

Généralités
Noms précédents Association Troyes Aube Champagne (1986-2000)
Fondation
(40 ans, 1 mois et 8 jours)
Statut professionnel 1996
Couleurs Bleu et blanc
Stade Stade de l'Aube
(20 420 places)
Siège 126 Avenue Robert Schuman 10000 Troyes
Championnat actuel Ligue 2
Propriétaire City Football Group
Président Edwin Pindi
Entraîneur Stéphane Dumont
Site web estac.fr
Palmarès principal
National[1] Championnat de France D2 (2)
International[1] Coupe Intertoto (1)

Maillots

Domicile

Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Ligue 2 BKT 2025-2026
0

Dernière mise à jour : .

L'Espérance sportive Troyes Aube Champagne, plus couramment abrégé en ESTAC, est un club de football français situé à Troyes dans l'Aube.

Fondé en 1986 sous le nom d’Association Troyes Aube Champagne (ATAC), il est créé à la suite des difficultés financières du Troyes Aube Football (TAF), héritier lui-même de Association sportive Troyes Sainte-Savine. Le club dispute ses rencontres à domicile au Stade de l'Aube.

Depuis le , le club est détenu par le City Football Group, à la suite de la cession du club par son ancien propriétaire Daniel Masoni. La direction exécutive est assurée depuis septembre 2024 par Edwin Pindi, président exécutif et directeur général, tandis que Antoine Sibierski occupe le poste de directeur sportif depuis juillet 2024[2].

Le football professionnel à Troyes avant l'ESTAC

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L'Union sportive troyenne (UST) est le premier club de football français basé à Troyes. Fondé en 1900, il fusionne en 1931 avec l’Association sportive savinienne, donnant naissance à l’Association sportive Troyes Sainte-Savine (ASTS). Cette fusion marque un tournant décisif pour le développement du football à Troyes. Le club obtient le statut professionnel en 1935. À cette occasion, l'entraîneur Rudolf Hanak est chargé de constituer une équipe compétitive, en s’appuyant sur certains joueurs issus du club, dont Roessler et Cartery, et en recrutant plusieurs professionnels expérimentés, malgré des moyens financiers limités. Ainsi, 18 août 1935, pour son premier match officiel en tant que club professionnel, l’ASTS s’impose 3–1 devant environ 3 000 spectateurs au Stade de l'Aube, en présence du maire de Troyes..

Le club accède à la première division au cours de la saison 1954-1955, sous la direction de l’entraîneur Roger Courtois qui s’appuie notamment sur plusieurs internationaux français, parmi lesquels Pierre Flamion et Marcel Artelesa. Les années 1950 constituent la période la plus faste de l’ASTS.

En 1956, le club atteint la finale de la Coupe de France après avoir éliminé successivement Nîmes en huitième de finale, l'équipe rival du Stade de Reims en quart de finale, puis le FC Nancy en demi-finale. L’ASTS s’incline toutefois en finale face à l’UA Sedan sur le score de trois buts à un. La même année, l’équipe junior du club remporte la Coupe Gambardella. Sur le plan sportif, l’équipe première ne parvient pas à se maintenir durablement au plus haut niveau, ne retrouvant brièvement l’élite que lors de la saison 1960-1961. Confronté à d’importantes difficultés financières, le club est dissous en 1967.

À la suite de cette dissolution, les activités footballistiques à Troyes sont reprises par le Troyes Omnisports, dont est issu le Troyes Aube Football en 1970[3]. Engagé en troisième division lors de la saison 1970-1971, le club accède immédiatement à la deuxième division. Entraînée par Pierre Flamion, l’équipe échoue de peu à la montée en première division en terminant deuxième de son groupe. En 1973, une première place dans le groupe B permet au club de retrouver l’élite, malgré une défaite en finale du championnat face au RC Lens. S’ouvre alors la plus longue période de présence du club en première division. Entre 1975 et 1979, le club se classe successivement 17e, 16e, 17e et 15e, avant d’être relégué en deuxième division, malgré la présence de joueurs tels que Gérard Tonnel, Guy Formici ou Ilija Petković.

Des difficultés financières entraînent ensuite un redressement judiciaire et une seconde relégation. L’association est reprise par les Patronages laïques de Troyes et évolue alors dans les divisions régionales, sans résultats sportifs notables.

En 1986, Angel Masoni, en litige avec le comité directeur, rachète le club troyen[3].

Carte
Localisation du stade de l'Aube par rapport à la ville de Troyes.

Naissance de l’ATAC et relatif anonymat (1986-1996)

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Pour sa première saison, l’Atac se retrouve engagé en Division d'Honneur de la Ligue de football de Champagne-Ardenne. Les Aubois remportent facilement le championnat et connaissent une seconde promotion immédiate à l'issue de la saison 1987-1988. Au terme de trois années passées en 4e division, Troyes est promu à l'échelon supérieur. Malgré de bons résultats, le club ne parvient pas à se hisser en 2e division.

En 1993, Angel Masoni désigne Alain Perrin comme entraîneur.

La saison 1995-1996 disputée en National 1 va marquer un petit tournant dans l'histoire du club. Malgré un début de saison, où les hommes d'Alain Perrin enchaînent les matchs nuls (cinq matchs nuls lors des cinq premières journées) puis une défaite à Sedan (3-2), ils vont ensuite effectuer un parcours remarquable. Cette saison sera également marquée par un changement de président. En effet en octobre, le président Angel Masoni (qui deviendra ensuite président d'honneur) passe la main à Daniel Vacelet, qui affirme les ambitions du club en donnant comme objectif une montée en Division 2 en fin de saison. Cette ambition sera confirmée sur le terrain. En effet, à la mi-saison le club troyen se classe troisième. Après une défaite frustrante en janvier à La Roche-sur-Yon VF (2-0), les Aubois vont enchaîner dix succès consécutifs. Ils foncent à grands pas vers la Division 2. Le 11 mai 1996, après un nul obtenu à l'extérieur face à l'ES Wasquehal, les hommes d'Alain Perrin seront sûrs d'être au pis 2e du championnat ; ils officialiseront donc leur montée à cette occasion. Malheureusement avec trois nuls et seulement une victoire lors des quatre dernières journées, ils se feront "chiper" le titre par le Stade Briochin, qui terminera un point devant l'ATAC. La recrue Sébastien Cuvier, meilleur buteur du championnat avec ses 23 buts, fut le grand artisan de la montée troyenne. Il quittera néanmoins le club à la fin de la saison.

Retour dans le professionnalisme et montée en Division 1 (1996-1999)

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Alain Perrin permet au club d’atteindre la 2e division lors de la saison 1996-1997. Ainsi, l'ATAC obtient le statut de club professionnel. L'effectif sera profondément remodelé pour espérer pouvoir rester à ce niveau. Les Troyens vont réaliser un début de saison "canon" ; ils seront même leader après treize journées. La suite sera plus compliquée ; en effet, les aubois cloront la phase "aller" en milieu de tableau. Le maintien semble alors à la portée des hommes d'Alain Perrin. Cependant, la seconde partie de saison sera pénible : les points se font rares et le club glisse dangereusement vers la zone rouge. Cette même saison, ils élimineront le champion de France en titre l'AJ Auxerre (1-0) en Coupe de France, avant d'être éliminés en quart de finale de cette même compétition par le Stade lavallois (1-0). Finalement, les Aubois termineront 20e sur 22 dans en championnat et donc en position de relégable. Néanmoins ils obtiendront un repêchage en Division 2 à la suite de la rétrogradation par la DNCG de Perpignan et à la non reconduction du statut professionnel du 21e et premier relégable Charleville. Ils apprendront cette bonne nouvelle en juillet, une fois les recours des équipes reléguées épuisés.

Pour ce Championnat de 2e division 1997-1998, l'ATAC vise à nouveau le maintien. Malgré une intersaison perturbée par l'incertitude, elle commence son recrutement et enrôle notamment le buteur serbe Sladjan Djukic. Le club troyen débutera fort en signant quatre succès lors des quatre premières journées. L'équipe enchaînera ensuite de nombreux matchs nuls. Bien positionnés tout au long du championnat, les hommes d'Alain Perrin seront même en mesure de jouer la 3e place, synonyme de montée lors des trois dernières journées. Avec une victoire et deux nuls, ils termineront cependant à la 5e place sur 22, à trois points seulement du 3e le FC Sochaux, qui accède à la Division 1. Sladjan Djukic sera la révélation de la saison avec ses 17 buts inscrits. Troyes a donc plus que réussi sa saison après son intersaison faite d'incertitude et s'installe définitivement dans le monde professionnel.

Les hommes d'Alain Perrin abordent ce Championnat de 2e division 1998-1999 avec plus d'ambition. En effet, après sa belle 5e place, l'ATAC vise une nouvelle place dans le haut de tableau dans ce championnat passé à 20 clubs au lieu de 22 à l'intersaison. Pour cela, le club va notamment recruter David Hamed, Frédéric Adam et faire revenir Richard Jézierski. L'ATAC débutera son championnat par trois victoires : à domicile (2-1) face à l'AS Cannes, à Beauvais (0-3) et une nouvelle fois à domicile face au Mans (2-1). Après la 11e journée, le club troyen comptera huit victoires, deux nuls et seulement une défaite. La claque reçue lors de la 12e journée à domicile face à l'AC Ajaccio (0-4) ne sera qu'un accident. L'ATAC grâce à son remarquable parcours bouclera sa première partie de saison à la deuxième place, à un point de l'AS Saint-Étienne. Avec sept points d'avance sur le 4e le Stade lavallois, le club est bien parti pour monter en Division 1. Cependant, à partir du mois de février, les résultats vont être d'un tout autre acabit. Troyes ne gagnera que quatre matchs entre la 23e et la 32e journée. Pis, après cette 32e journée, les hommes d'Alain Perrin ne vont décrocher que deux points en cinq matchs. Malgré sa confortable avance accumulée lors de la première partie de saison, le club se retrouve obligé de gagner son dernier match à Cannes pour conserver sa 3e place, synonyme de montée convoitée par le LOSC. Le club lillois a en effet profité des mauvais résultats du club aubois pour revenir sur ses talons. Dans un match tendu, les troyens gagneront à Cannes (0-2) et valideront leur accession aux dépens du LOSC grâce à une meilleure différence de buts. Le célèbre Raphaël Mezrahi, supporter du club aubois, sortira un film nommé "Objectif D1", dans lequel il retracera le parcours du club aubois de la première à la dernière journée avec des images exclusives[4].

Les grandes heures du club (1999-2002) et son changement de nom

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Alain Perrin (ici en 2011) a conduit son club de Troyes jusqu'en Coupe de l'UEFA.
Tony Heurtebis (1999-2004) 183 matchs.

Après vingt-et-un an d'attente, Troyes possède à nouveau un club en Division 1 lors de la saison 1999-2000. Afin de se maintenir, Alain Perrin décide de garder des joueurs cadres qui ont contribué à faire grandir le club, comme le local Mohamed Bradja et l'attaquant serbe Sladjan Djukic. Parallèlement à cela, il opère des choix forts, notamment au niveau des départs, afin de pouvoir renforcer l'équipe. Le prometteur gardien Tony Heurtebis, les expérimentés Frédéric Arpinon et Samuel Boutal, ainsi que l'algérien Rafik Saïfi, seront notamment recrutés afin de donner de l'épaisseur à l'effectif troyen. Le calendrier ne sera pas favorable au promu car, lors des trois premières journées, Troyes aura à affronter le Paris Saint-Germain, l'Olympique Lyonnais et les Girondins de Bordeaux. Ces matchs se solderont tous par une défaite. L'équipe ouvrira son compteur lors de la 4e journée en battant à domicile le RC Strasbourg (2-1). Elle enchaînera même six matchs sans défaite entre la 15e et la 19e journée, dont une victoire à l'extérieur à Lyon (1-3). Après un début de seconde partie de championnat compliqué et une fin de saison riche en victoires (avec notamment une série de quatre victoires en cinq matchs), l’ATAC parviendra à se maintenir lors de la dernière journée en obtenant un match nul à domicile face au PSG (2-2) en terminant à la 14e place sur 18.

Jérôme Rothen (2000-2002) 68 matchs, 6 buts.

À l'intersaison, le club est contraint de changer de nom, en raison d'une plainte des supermarchés Atac. Il sera rebaptisé « Espérance Sportive Troyes Aube Champagne » (ESTAC) en 2000[5].

Pour la saison 2000-2001 de Division 1, l'ESTAC vise un nouveau maintien plus confortable. Pour cela, elle engage notamment Carl Tourenne, Fabio Celestini, Jérôme Rothen ou encore Nicolas Goussé et intègre le jeune sénégalais issu de la réserve Mamadou Niang au groupe professionnel. Après un début de saison intéressant, l'ESTAC reçoit le Paris Saint-Germain lors de la 6e journée. Ce match sera fou. Menés (1-2) à la mi-temps, les troyens vont finalement remporter ce match (5-3), grâce entre autres à un doublé du Serbe Sladjan Djukic et à un coup franc fabuleux de sa recrue Jérôme Rothen. Les Aubois enchaîneront par une victoire à Lille (1-2), avant d'être défaits à domicile par le RC Strasbourg (0-1), à la suite d'un match où les Troyens recevront deux cartons rouges en première mi-temps. Cette défaite ne sera qu'un accident car, ensuite, les joueurs d'Alain Perrin enchaîneront cinq matchs sans défaite (2 victoires, 3 nuls). Après un mois de novembre compliqué, les résultats seront au rendez-vous : le club restera invaincu pendant deux mois, toutes compétitions confondues. Cette belle saison en championnat sera suivie également d'un parcours remarquable en Coupe de France. Malheureusement le club sera éliminé à la surprise générale au Stade de la Licorne face à l'Amiens SC (National), à une marche de la finale au Stade de France (0-0 ; 4-2 tab). Malgré la déception, le club va arracher trois matchs nuls lors des trois dernières journées de championnat pour finalement terminer 7e de Division 1 et ainsi se qualifier pour la première Coupe d'Europe de son histoire.

St James' Park (ici en 2007) théâtre d'un match fou entre Newcastle United et l'ESTAC (4-4) le 21 août 2001.
L'ES Troyes AC remporte la coupe Intertoto en 2001.

La saison 2001-2002 débute très tôt pour les Troyens, qui feront leurs débuts en Coupe Intertoto dès le 30 juin 2001. Dans cette compétition, ils élimineront successivement le Dinamo Tbilissi, l'AIK Solna et le grand club allemand de Wolfsbourg afin de se hisser en finale de la compétition contre le mythique club anglais de Newcastle United. Les Aubois obtiendront le nul (0-0) chez eux avant de vivre de fortes émotions dans le stade St James' Park. Dans l'arène anglaise où respire la ferveur, les Troyens mèneront (1-4) à la 71e minute de jeu après des buts de Medhi Leroy, Samuel Boutal et un doublé de Nicolas Goussé. Malgré leur large avantage, les Troyens seront bousculés. Poussé par leur fabuleux public, les Anglais parviendront à accrocher le nul (4-4) mais ce sont bien les Troyens qui se qualifieront grâce à la règle des buts inscrits à l'extérieur. Cette qualification permet au club aubois d'entrer dans la Coupe UEFA[6]. Dans cette compétition, les Aubois vont se défaire facilement des Slovaques du MFK Ruzomberok (6-1, 1-0). Le tirage au sort va offrir aux Troyens une double confrontation contre Leeds United, récent demi-finaliste de la Ligue des champions et leader de Premier League à ce moment-là de la saison. La défaite (4-2) à l'Elland Road chez les Anglais, avec notamment un doublé de Patrice Loko, côté troyen, qui a tout juste rejoint le club laisse entrevoir encore de l'espoir. La confrontation retour donnera lieu à un match qui restera dans la mémoire du club. Il est sans doute le match le plus marquant de l'histoire du club. En effet, les Troyens passeront tout près d'un exploit retentissant. Au match retour, au Stade de l'Aube, les hommes d'Alain Perrin ouvriront rapidement le score grâce à un tir lointain de Gharib Amzine à la suite d'un corner joué en retrait. Malheureusement, Mark Viduka égalisa rapidement pour le club anglais. Cette égalisation ne va pas ternir le moral des Troyens, qui vont reprendre l'avantage sur un coup franc de David Hamed. En seconde mi-temps, Jérôme Rothen fut l'auteur du troisième but troyen à la 58e minute de jeu. À ce moment du match, c'est bien l'ESTAC qui est qualifiée. Malheureusement, Robbie Keane marqua pour Leeds United et qualifiera son équipe (qui connaîtra toutefois sa première défaite de la saison) à la 78e minute de jeu[7]. L'aventure en Coupe de l'UEFA représente une des plus belles histoires du football professionnel à Troyes. Cette élimination n'empêchera pas les Troyens, trois jours plus tard, de battre une nouvelle fois le Paris Saint-Germain (1-0) au Stade de l'Aube. Le mercato hivernal fut marqué de nombreux mouvements. Nous noterons notamment par deux départs importants : celui de Jérôme Rothen, transféré à l'AS Monaco, et celui du légendaire Sladjan Djukic, moins utilisé cette saison, qui sera prêté au Nîmes Olympique. Dans l'autre sens, le club enregistre l'arrivée du prometteur meneur de jeu Benjamin Nivet et d'autres joueurs qui n'arriveront pas à s'imposer. Malgré un parcours compliqué à l'extérieur en cette seconde partie de saison, les Troyens parviendront une nouvelle fois à terminer 7e du championnat. Cette saison historique marquera un virage dans l'histoire du club car, à l'issue de cette saison, l'entraîneur Alain Perrin mis en lumière par ses performances récentes réalisées avec Troyes va décider de quitter le club.

Fin de l'épopée européenne (2002-2004)

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À la suite du départ de son emblématique entraîneur Alain Perrin, qui choisira finalement l'Olympique de Marseille, Jacky Bonnevay, jeune entraîneur de l'AS Beauvais est recruté. Il aura la lourde tâche de remplacer celui qui a mené le club du niveau amateur à la Coupe de l'UEFA. Lors de cette saison 2002-2003, Troyes commence sa saison par une nouvelle aventure européenne en Coupe Intertoto. Après avoir sorti Coleraine et le NAC Breda, l'ESTAC est à deux doigts d'offrir de nouveaux exploits européens à ses supporters. Disposant de Villarreal en demi-finale de la Coupe Intertoto, le club s'apprête à défier Malaga CF en finale de cette même compétition. Cette confrontation n'aura pas lieu car le club aubois est exclu de la Coupe Intertoto par l'UEFA sur tapis vert (David Vairelles, la nouvelle recrue, non qualifiée pour la compétition, entrera en jeu contre Villarreal). Cette grossière erreur va être le début d'une saison cauchemar pour le club aubois. Orphelin d'Alain Perrin, Troyes va clore la phase "aller" de son championnat en position de relégable. Jacky Bonnevay est alors remplacé par Faruk Hadžibegić, après un court intérim réalisé par Serge Romano[8]. Le nouveau technicien troyen ne pourra éviter à son club de sombrer dans les profondeurs du classement. Au terme de la saison et après quatre années passées dans l'élite, le club redescend en Ligue 2. Année noire pour les Troyens qui terminent 20e et bons derniers.

Le retour en Ligue 2 pour la saison 2003-2004 sera dur à digérer pour les Troyens, qui avec un effectif modifié à la suite de la descente finiront en milieu de tableau avec un bilan équilibré (13 victoires, 13 nuls et 12 défaites), toujours avec Faruk Hadžibegić.

L'ère Gomez (2004-2009)

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À l’été 2004, en raison de difficultés financières, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) prononce une rétrogradation administrative de l’ESTAC en National (3e division). Le club est toutefois maintenu en Ligue 2 in extremis, à la suite de la démission de son président, Daniel Vacelet[9]. La présidence du club est alors reprise par Thierry Gomez, jeune chef d’entreprise.

Saison 2004-2005

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Le poste d’entraîneur du club troyen est confié à Jean-Marc Furlan, alors jeune technicien qui s’est fait remarquer lors de la Coupe de France avec l'AS Libourne. Malgré les difficultés financières récemment traversées par le club, le groupe troyen, soudé, s’engage dans une saison marquée par une forte cohésion collective.

Le début du club en Ligue 2 pour la saison 2004-2005 sont toutefois délicats, en dépit d’une victoire spectaculaire acquise dès la 1re journée sur la pelouse du Montpellier HSC (3-4). À partir de la mi-septembre, les joueurs dirigés par Jean-Marc Furlan montent progressivement en puissance. Emmenée notamment par le défenseur natif de Troyes Damien Perquis, l' attaquant prêté par l'AS Monaco Sébastien Grax et le meneur de jeu Benjamin Nivet, l’équipe réalise une série de performances remarquées. Elle se distingue notamment par un match nul spectaculaire (5-5) obtenu à domicile le 17 décembre 2004 face à la Berrichonne de Châteauroux. En janvier, l’effectif est renforcé par l’arrivée en prêt de Bafétimbi Gomis, en provenance de l'AS Saint-Étienne. À l’issue d’un parcours remarquable, l’ESTAC valide sportivement sa remontée en Ligue 1 grâce à une victoire à domicile (2-1) lors de la 36e journée face au CS Sedan. Le club termine finalement la saison à la troisième place du championnat.

Cette saison est également marquée par les débuts en tant que joueur professionnel de Blaise Matuidi, prometteur milieu de terrain formé au club.

Saison 2005-2006

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À la suite de sa montée inattendue, l’ESTAC procède à un remaniement significatif de son effectif à l’intersaison, dans l’objectif d’assurer son maintien en Ligue 1. Le club réalise un début de championnat encourageant, avant de s’installer progressivement dans une lutte serrée pour le maintien. Après une victoire acquise le 11 janvier 2006 face au LOSC (1-0) grâce à un but de Blaise Matuidi, le premier de sa carrière professionnelle, l’ESTAC connaît une période de résultats défavorables. Cette série négative la rapproche dangereusement de la zone de relégation. Le club retrouve le chemin du succès le 8 avril 2006 lors d’un déplacement à Metz, conclu par une victoire spectaculaire (4-2), relançant ainsi ses espoirs de maintien. L’ESTAC termine finalement la saison à la 17e place du championnat de Ligue 1. Son maintien est officiellement acquis lors de la 35e journée, à l’occasion de la réception de l'AC Ajaccio le 15 avril 2006, devant 19 825 spectateurs.

Saison 2006-2007

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Fort de son maintien acquis lors de l’exercice précédent, le club aborde la saison 2006-2007 de Ligue 1 avec un certain optimisme. Les débuts s’avèrent toutefois délicats, l’ESTAC devant attendre la 6e journée pour décrocher sa première victoire, obtenue à domicile face à l'OGC Nice (2-0). Malgré un début de championnat compliqué, l’équipe troyenne parvient à se stabiliser lors de la phase aller. Entre la 15e et la 19e journée, elle enchaîne une série de rencontres sans défaite, tenant notamment en échec l'Olympique de Marseille (1-1) et le Paris SG (1-1) au stade de l’Aube. Faite de hauts et de bas, la saison s’achève néanmoins de manière défavorable. L’ESTAC est officiellement reléguée en Ligue 2 à l’issue de la 37e journée, à la suite d’une défaite (2-1) au Parc des Princes face au Paris SG. Le club termine finalement à la 18e place du classement synonyme de relégation.

Saison 2007-2008

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De retour en Ligue 2 après deux saisons consécutives parmi l’élite, le club engage une nouvelle phase de reconstruction. Le contrat de Jean-Marc Furlan n'est pas renouvelé, et Denis Troch est nommé entraîneur avec pour objectif une remontée immédiate en Ligue 1. La saison débute de manière très prometteuse. Portée par une dynamique positive, l’ESTAC réalise un parcours remarqué lors de la première partie du championnat. À l’issue de la 28e journée, le club occupe la troisième place du classement, avec onze points d’avance sur le quatrième, le SC Bastia, et semble en mesure de valider rapidement son retour dans l’élite. Toutefois, la fin de saison est marquée par un net effondrement sportif. Lors des onze dernières journées, l’ESTAC ne récolte que quatre points, concédant sept défaites pour quatre matchs nuls, et laisse échapper toute chance de montée directe. Ce dénouement met un terme aux ambitions de remontée immédiate du club en Ligue 1.

À l’issue de la saison, Denis Troch est démis de ses fonctions à la suite de cet échec sportif[10]. Il est remplacé par Ludovic Batelli[11].

Saison 2008-2009

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Dans la continuité de la dynamique négative observée lors de la fin de la saison précédente, la saison 2008-2009 s’avère particulièrement difficile pour l’ESTAC et son nouvel entraîneur, Ludovic Batelli. Afin de relancer le projet sportif et d’afficher des ambitions de montée, le club se montre actif sur le marché des transferts. Il recrute notamment deux attaquants expérimentés et convoités en provenance de l'Amiens SC : Fabrice Fiorèse et Titi Buengo. Malgré un effectif conçu pour jouer les premiers rôles en Ligue 2, l’ESTAC peine à s’installer durablement dans le haut du classement. Les résultats négatifs s’accumulent et l’équipe ne parvient pas à enrayer cette spirale défavorable. Initialement candidate à la montée, elle glisse progressivement au classement et se retrouve impliquée dans la lutte pour le maintien. À la suite d’une défaite à domicile face au Montpellier HSC (2-1) le 24 avril 2009, le Président Thierry Gomez décide de provoquer un électrochoc en confiant la direction de l’équipe première, pour les cinq dernières journées de championnat, à Claude Robin, alors directeur du centre de formation du club, dans l’espoir d’éviter la relégation[12]. Malgré un léger redressement sous la direction de l’entraîneur intérimaire, avec cinq points récoltés lors des cinq dernières rencontres, l’ESTAC termine la saison à la 19e place du classement et est reléguée sportivement en National.

L'ère Masoni fils (2009-2020)

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Daniel Masoni, fils d'Angel Masoni, succède à Thierry Gomez à la tête du club à l'été 2009[13].

Saison 2009-2010

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Pour la saison 2009-2010, le club affiche clairement l’ambition d’une remontée immédiate en Ligue 2 et fait confiance à l’entraîneur Patrick Remy. Dans cette perspective, plusieurs joueurs cadres sont conservés au sein de l’effectif, parmi lesquels Éric Marester, Gaël Sanz, Eloge Enza-Yamissi, Mounir Obbadi ou encore Julien Faussurier, afin d’apporter stabilité et expérience au groupe. La montée est officiellement acquise à l’issue de la 37e journée de championnat, à la suite de la victoire obtenue face à l’SO Cassis-Carnoux (2-0)[14]. Le club termine la saison à la troisième place avec 71 points, derrière l'Évian TG et le Stade de Reims. Malgré l’atteinte de l’objectif sportif fixé en début de saison, Patrick Remy est remercié à l’issue de l’exercice par le président Daniel Masoni.

Saison 2010-2011

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Le président Daniel Masoni rappelle Jean-Marc Furlan, entraîneur déjà en poste à l’ESTAC Troyes entre 2004 et 2007[15]. La saison 2010-2011 permet à Jean-Marc Furlan de poser les bases de son projet de jeu. Évoluant dans un championnat de Ligue 2 particulièrement disputé, le club réalise une première partie de saison satisfaisante, en se classant en milieu de tableau. Le promu troyen connaît néanmoins une seconde partie de saison plus délicate et doit lutter pour assurer son maintien. Celui-ci est définitivement acquis lors de la 37e journée grâce à une victoire obtenue à domicile face au Stade lavallois (3-2). Le club achève ainsi la saison à la 16e place du championnat de Ligue 2.

Saison 2011-2012

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Lors de la saison 2011-2012, l’ESTAC Troyes achève la phase aller du championnat en milieu de tableau avec un total de 26 points. Mais sous l'impulsion de ses attaquants Marcos dos Santos et Raphaël Caceres ainsi que celle de son jeune latéral formé au club Djibril Sidibé, l'ESTAC retrouve la première division à l’issue de la 37e journée, grâce à une victoire acquise à l’extérieur face à l’AS Monaco (2-0). La dernière rencontre de la saison, disputée au stade de l’Aube contre Amiens, est marquée par une affluence record de 20 346 spectateurs. L’ESTAC conclut ainsi l’exercice à la troisième place du championnat.

Saison 2012-2013

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La saison 2012-2013, débute par le retour au club de Benjamin Nivet, après un passage au SM Caen. Malgré cette arrivée , le retour du club en Ligue 1 s’avère délicat. Les Troyens décrochent leur première victoire de la saison lors de la 9e journée de championnat face à l'Olympique de Marseille[16]. Toutefois, cette performance reste sans lendemain et l’ESTAC achève la phase aller avec seulement 13 points, accusant un retard de six unités sur le premier club non relégable, l'Évian TG. Malgré une amélioration des résultats en seconde partie de saison, la défaite concédée lors de la dernière journée à l’extérieur face à Valenciennes (2-1) scelle la relégation du club en Ligue 2[17]. En parallèle, l’ESTAC réalise un parcours remarqué en Coupe de France, atteignant les demi-finales vant d’être éliminée à domicile par les Girondins de Bordeaux (1-2). La saison est également marquée par l’émergence de l’attaquant Corentin Jean, âgé de 17 ans, qui devient, lors du derby champenois contre le Stade de Reims, le plus jeune joueur à inscrire un doublé dans l’un des cinq grands championnats européens[18].

Saison 2013-2014

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La saison 2013-2014 de l’ESTAC Troyes se révèle globalement décevante sur le plan sportif. En dehors de quelques résultats positifs enregistrés à l’automne, le club n’est jamais réellement en mesure de se mêler à la lutte pour les premières places. L’irrégularité des performances tout au long de la saison cantonne ainsi les Troyens au milieu de tableau du championnat de Ligue 2, sans perspective d’accession ni menace immédiate de relégation. L’ESTAC se distingue néanmoins par un parcours notable en Coupe de la Ligue.Les Troyens atteignent les demi-finales de la compétition, mais héritent d’un tirage défavorable les contraignant à se déplacer au stade de Gerland pour y affronter l'Olympique lyonnais. Malgré une prestation jugée encourageante, ils sont éliminés sur le score de 2-1. La fin de saison se déroule ensuite sans enjeu majeur, l’équipe concluant le championnat sur un rythme irrégulier.

Match US Créteil - Troyes du 18 octobre 2014

Saison 2014-2015

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Au cours de la saison 2014-2015, l’ESTAC Troyes exerce une importante domination sur le championnat de Ligue 2. Installé sur le podium dès la 2e journée, le club n’en sort qu’à une seule reprise, à l’issue d’une défaite concédée face à l’AC Ajaccio lors de la 14e journée (2-1). Les Troyens reprennent ensuite durablement la tête du classement et s’adjugent le titre honorifique de champion d’automne. La qualité du jeu proposé et la régularité des résultats sont largement saluées par les observateurs tout au long de la saison[19]. La qualité du jeu proposé et la régularité des résultats sont largement saluées par les observateurs tout au long de la saison. Au terme de la 34e journée et d'une victoire (2-1) sur le SCO Angers, le club validera son accession en Ligue 1. Il s'adjugera trois jours plus tard le premier titre de champion de Ligue 2 de son histoire face au Nîmes Olympique (35e journée, victoire 1-2 et des réalisations de Thiago Xavier et Stéphane Darbion).

Cette remarquable saison sera récompensée aux Trophées UNFP: Jean-Marc Furlan y reçoit le trophée de meilleur entraineur de Ligue 2, Denis Petric celui de meilleur gardien, Jonathan Martins Pereira, Rincon, Lionel Carole et Benjamin Nivet figurent dans l'équipe-type[20]. Sur le plan statistique, le club affiche la meilleure attaque et la meilleure défense du championnat, avec 61 buts inscrits pour seulement 24 encaissés, et termine champion avec 78 points, devançant de treize unités le Gazélec Ajaccio et de dix-sept points le Dijon FCO, quatrième.

Le club termina par une dernière victoire face à La Berrichonne de Châteauroux (4-1) dans un Stade de l'Aube plein. À la fin du match, l'inusable capitaine Benjamin Nivet souleva le trophée de champion. Le titre de champion sera célébré au stade en présence de Cyril Hanouna, Michaël Youn et Pierre Ménès[21]. Le trophée sera présenté devant l'Hôtel de Ville de Troyes en la présence du maire, François Baroin, devant plusieurs milliers de supporters[22].

Malgré ces succès sportifs, l’enthousiasme est rapidement tempéré. En juin 2015, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) refuse dans un premier temps la montée du club en Ligue 1, en raison d’un déficit financier estimé à cinq millions d’euros[23]. Cette décision est finalement annulée en appel à la suite des transferts de Corentin Jean et Lionel Carole[24]. Néanmoins, cet épisode houleux va contrarier les plans du club aubois, notamment la préparation de sa saison. Le recrutement tarde à s'effectuer et le club passe à côté de bons joueurs. Il sera contraint d'avoir recours à de nombreux prêts de joueurs en fin de mercato pour compléter son effectif.

Jean-Marc Furlan quitte le club aubois après un début de saison cauchemardesque.

Saison 2015-2016

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De retour en Ligue 1, l’ESTAC Troyes débute la saison par deux matches nuls consécutifs, face au Gazélec Ajaccio (0-0) et à l'OGC Nice (3-3) à domicile, laissant entrevoir une capacité à rivaliser au plus haut niveau. Cette impression est toutefois rapidement dissipée, notamment à la suite d’une lourde défaite concédée au Stade Vélodrome devant l'Olympique de Marseille. Le club s’installe alors durablement dans la zone de relégation.

Le 3 novembre 2015, Nouredine Bouachera, responsable du recrutement depuis 2010, est licencié[25]. Un mois plus tard, le 3 décembre, au lendemain d’une défaite à domicile face au Toulouse FC (0-3), Jean-Marc Furlan et le président du club conviennent d’un commun accord de mettre fin à leur collaboration[26]. Il est remplacé par Claude Robin, alors directeur du centre de formation, qui avait déjà assuré un intérim en 2009 à la suite du limogeage de Ludovic Batelli.

Lors de la 19e journée, à l’occasion d’un match nul face à l’AS Monaco le 19 décembre 2015 (0-0), l’ESTAC devient la première équipe de l’histoire de la Ligue 1 à ne remporter aucun match lors de la phase aller du championnat. Le club parvient néanmoins à décrocher sa première victoire de la saison début janvier en Coupe de France, à l’extérieur face à USL Dunkerque, pensionnaire de National. En championnat, la première victoire intervient le 23 janvier 2016, lors de la 22e journée, avec un succès obtenu à l’extérieur contre le Lille OSC. Malgré ce succès, la relégation apparaît alors difficilement évitable. Le club profite du mercato hivernal pour se séparer de plusieurs joueurs majeurs afin de rééquilibrer sa situation financière, au détriment de ses ambitions sportives. Denis PetrićThomas Ayasse et Jonathan Martins Pereira, acteurs majeurs de l’accession en Ligue 1, sont libérés, tandis que les jeunes Jimmy Cabot et Paul Bernardoni sont transférés. Malgré un bilan comptable supérieur à celui de son prédécesseur et un effectif affaibli à l’issue du mercato hivernal — avec trois victoires, deux matches nuls et quatre défaites toutes compétitions confondues — Claude Robin sera limogé au lendemain d'une défaite (4-0) dace à l'EA Guingamp, lors de la 24e journée de championnat. Cette décision intervient également dans un contexte de désaccords tactiques avec le président du club. Dans l’attente de la nomination d’un nouvel entraîneur, la direction sportive confie l’équipe première à un trio composé de Michel Padovani, Mohamed Bradja et Olivier Tingry[27]. Aucun entraîneur principal n’étant finalement nommé, ce staff intérimaire conduit l’équipe jusqu’au terme de la saison, dans un contexte sportif difficile.

Le 13 mars 2016, l’ESTAC Troyes subit une lourde défaite à domicile face au Paris Saint-Germain(0-9), qui constitue la plus large défaite de son histoire sur son terrain. Cette rencontre marque une rupture définitive entre le club et une partie de ses supporters, notamment en raison de la diffusion, au stade de l’Aube et à l’issue du match, de l’hymne du Paris Saint-Germain pour célébrer le titre du club parisien. La relégation en Ligue 2 est officiellement actée lors de la 32e journée de championnat, à la suite d’une défaite concédée face au SCO Angers (0-1). L’ESTAC parvient toutefois à offrir une satisfaction ponctuelle à ses supporters en s’imposant lors de la 34e journée à domicile face au rival du Stade de Reims (2-1) , lors de l’unique victoire troyenne à domicile de la saison, un succès qui contribue également à la relégation du club rémois[28]. La saison se conclut par un match nul obtenu à domicile face à l'Olympique de Marseille, portant le total de points de l’ESTAC à 18 unités. Ce dernier point permet au club d’éviter de devenir la pire équipe de l’histoire de la Ligue 1 en termes de points récoltés sur une saison.

Gary Allen, propriétaire du club de football Spartans FC, basé à Portland (Oregon, États-Unis), et dirigeant d’une académie de formation rassemblant environ 2 000 jeunes joueurs, manifeste en 2016 son intention d’acquérir un club professionnel en France. Après s’être intéressé au Tours FC[29], l’homme d’affaires américain porte finalement son attention sur l’ESTAC Troyes. Dans ce contexte, il assiste au dernier match de la saison du club aubois, et son intérêt pour un éventuel rachat est rendu public le 6 juin 2016[30].

Selon le président Daniel Masoni, « il présentera son projet le moment venu ». Ce dernier accompagne Gary Allen le 8 juin 2016 au siège de la Ligue de football professionnel pour une première audition devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG). Le 9 juin, les comptes du club sont validés. Sur le plan sportif, Daniel Masoni précise que Gary Allen « ne vient pas pour faire de la figuration », affichant l’ambition de faire remonter l’ESTAC en Ligue 1 et de l’y stabiliser. Il est également annoncé qu’Éric Descombes, ancien joueur professionnel passé notamment par Montpellier et les États-Unis, occuperait le poste de président délégué en cas de reprise effective.

À la mi-octobre 2016, après avoir accordé plusieurs délais supplémentaires, Daniel Masoni met toutefois un terme aux discussions, les fonds nécessaires au rachat du club n’ayant pas pu être réunis[31]. Quelques mois après l’échec de cette tentative de reprise, Gary Allen prend la direction du FC Mulhouse , alors engagé dans les divisions amateurs[32].

Saison 2016-2017

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Adama Niane (ici en 2018) le meilleur buteur de Ligue 2 2016-2017.

Alors que les négociations relatives à la cession du club sont en cours, le président Daniel Masoni prépare parallèlement la saison 2016-2017. Le 5 mai 2016, il nomme Jean-Louis Garcia au poste d’entraîneur de l’ESTAC Troyes. Ce dernier est officiellement présenté à la presse le 20 juin 2016[33]. L’entraîneur s’engage avec le club aubois afin de relancer sa carrière professionnelle, après une période difficile l’ayant conduit jusqu’en CFA avec Grenoble. Il signe un contrat de trois saisons, avec pour objectif une remontée en Ligue 1 dans un délai de trois ans.

Dès sa première saison, sous l’impulsion de son nouvel entraîneur et d’un effectif profondément renouvelé à la suite de l’exercice précédent, l’ESTAC réalise un parcours solide en Ligue 2. Malgré un début de championnat perturbé par l’échec du projet de reprise porté par Gary Allen et deux défaites lors des deux premières journées, le club s’installe durablement sur le podium. Au terme d’une saison disputée, Troyes conserve sa troisième place lors de la dernière journée grâce à une victoire obtenue à l’extérieur face au FC Sochaux-Montbéliard (3-2), après avoir été mené 2-0 à la mi-temps. Le but décisif est inscrit à la 88e minute par le jeune ailier formé au club Samuel Grandsir. L’ESTAC échoue de peu à l’accession directe à la Ligue 1. En effet, alors que la deuxième place semblait acquise pendant plusieurs minutes, un but inscrit dans le temps additionnel par l’Amiens SC sur la pelouse du Stade de Reims relègue finalement le club troyen à la troisième position, synonyme de participation aux barrages d’accession[34].

Cette troisième place permet à l’ESTAC de disputer un barrage face au FC Lorient, dix-huitième de Ligue 1. Les Troyens remportent la confrontation (victoire 2-1 à domicile, puis match nul 0-0 à l’extérieur) et retrouvent ainsi l’élite un an seulement après l’avoir quittée. Lors du match aller, le capitaine Benjamin Nivet, âgé de 40 ans, inscrit dans le temps additionnel le but du 2-1, qui s’avère décisif pour l’issue du barrage[35].

Parmi les principaux artisans de cette montée figure également Adama Niane. L’attaquant malien, révélation de la saison, termine meilleur buteur du championnat de Ligue 2 avec 23 réalisations[36].

Saison 2017-2018

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Match SM Caen - ES Troyes AC (oct. 2017).

La saison 2017-2018 disputée en Ligue 1, avec pour objectif principal le maintien, débute de manière encourageante pour l’ESTAC Troyes. À l’issue de la phase aller, le club occupe la 14e place du classement avec 21 points. La seconde partie de saison s’avère toutefois nettement plus difficile. La blessure de longue durée de l’un des principaux animateurs du jeu troyen, Tristan Dingomé[37], ainsi que celles de plusieurs autres joueurs cadres, contribuent à fragiliser l’équipe.

Avec seulement 12 points récoltés lors de la phase retour, l’ESTAC termine la saison à la 19e place du championnat avec un total de 33 points. Le club conserve néanmoins un espoir de disputer les barrages jusqu’à la dernière journée. La défaite concédée à domicile lors de l’ultime rencontre face à l'AS Monaco scelle définitivement la relégation du club, qui retrouve ainsi la Ligue 2 une saison seulement après son accession à l’élite[38]. Parmi les facteurs avancés pour expliquer cet échec, observateurs et supporters évoquent notamment un recrutement jugé insuffisant ainsi qu’une gouvernance de plus en plus contestée au cours de la seconde moitié de saison[39].

À la suite de cette relégation, le président Daniel Masoni et l’entraîneur Jean-Louis Garcia, décident, le 22 mai 2018, de mettre un terme à leur collaboration entamée deux ans plus tôt[40].

En parallèle du parcours de l’équipe première, la saison est marquée par le succès des moins de 19 ans du club, qui remportent la Coupe Gambardella en s’imposant en finale face au Tours FC (2-1) au Stade de France[41].

Saison 2018-2019

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Malgré la circulation persistante de rumeurs relatives à une éventuelle vente du club, rapidement démenties par le président Daniel Masoni[42], l’ESTAC Troyes se met en quête d’un nouvel entraîneur afin de préparer la saison 2018-2019 en Ligue 2. Le 30 mai 2018, le club annonce la nomination de l’entraîneur portugais Rui Almeida[43]. Dans la foulée de cette arrivée, le capitaine emblématique Benjamin Nivet, alors âgé de 41 ans, décide de poursuivre sa carrière à la suite d’échanges avec le nouvel entraîneur[44].

Dans une volonté affichée de renouvellement, plusieurs jeunes issus de la génération victorieuse de la Coupe Gambardella intègrent l’effectif professionnel, le club affichant l’ambition d’un retour en Ligue 1 à l’horizon 2021[45]. Cette intersaison est toutefois marquée par les départs de plusieurs joueurs majeurs, parmi lesquels Samuel Grandsir et Christophe Hérelle, ainsi que par les transferts de Tristan Dingomé et Suk Hyun-jun vers le rival historique du Stade de Reims. Profondément remanié, l’effectif connaît un début de saison difficile, d’autant que plusieurs recrues importantes ne s’engagent qu’à la fin du mois d’août, après déjà quatre journées de championnat.

Après un départ délicat ponctué par une victoire et cinq défaites lors des six premières rencontres, l’ESTAC parvient progressivement à se repositionner dans le milieu de tableau, obtenant des résultats positifs sans pour autant convaincre pleinement sur le plan du jeu. Le mercato hivernal est notamment marqué par l’arrivée du gardien Yehvann Diouf, en fin de contrat au Stade de Reims. Bien que le club affiche un projet axé sur la jeunesse, peu de joueurs issus du centre de formation sont utilisés, à l’exception notable de Bryan Mbeumo, sollicité lors du mercato hivernal mais finalement conservé.

La seconde partie de saison s’avère nettement plus aboutie. La défaite concédée à domicile face au Paris FC (0-1) au début du mois de février constitue l’unique revers lors de la phase retour. Les Troyens enchaînent ensuite une longue série d’invincibilité, conclue par sept victoires consécutives avant un match nul lors de la dernière journée. À l’issue de la 36e journée, une victoire face à l’AS Nancy-Lorraine, entraînée par l’ancien Troyen Alain Perrin, permet au club d’assurer la troisième place du championnat, synonyme de qualification pour les play-offs d’accession à la Ligue 1.

La semaine suivante, malgré une victoire acquise à l’extérieur face au Clermont Foot 63 (4-2), l’ESTAC ne peut plus prétendre à l’accession directe, celle-ci étant définitivement acquise par le Stade brestois 29, dirigé par Jean-Marc Furlan. Le 15 mai 2019, Benjamin Nivet annonce qu’il mettra un terme à sa carrière professionnelle à l’issue de la saison [46]. Il est honoré lors de l’ultime rencontre de championnat face à l’AC Ajaccio (0-0). Les espoirs de montée du club s’éteignent dès le premier tour des play-offs, à la suite d’une défaite concédée à domicile après prolongation face au RC Lens (2-1), alors que le club artésien avait terminé la saison régulière à la cinquième place. Malgré cette troisième position finale en championnat, l’ESTAC décide, le 9 juin 2019, de se séparer de Rui Almeida, un an seulement après son arrivée. L’entraîneur est alors libéré de son contrat, avant de rejoindre ultérieurement le Stade Malherbe de Caen[47].

Suk Hyun-jun en février 2020 face au RC Lens pour son retour à Troyes.

Saison 2019-2020

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Pour la saison 2019-2020, l’ESTAC Troyes confie son équipe première à Laurent Batlles, ancien joueur de Ligue 1 et entraîneur de la réserve de l’AS Saint-Étienne. Il s’engage le 14 juin 2019 pour deux saisons, assorties d’une année optionnelle[48]. Une nouvelle fois, l’effectif est profondément remanié durant l’intersaison, marquée notamment par le transfert du jeune attaquant Bryan Mbeumo vers le Brentford FC évoluant en Championship.

Sur le plan sportif, l’ESTAC fait preuve d’une grande irrégularité en Ligue 2, en particulier à domicile. Capable de s’imposer sur le terrain du futur champion, le FC Lorient (1-0), le club concède toutefois de lourdes défaites au stade de l’Aube face au promu FC Chambly Oise (0-4) et à la lanterne rouge, l’US Orléans (1-2). Malgré ces contre-performances, Troyes termine la phase aller à une solide troisième place, avec cinq points d’avance sur le quatrième, à la suite d’une victoire face à l’AC Ajaccio (2-1). Le club s’appuie alors notamment sur l’efficacité de son défenseur central Boubakar Kouyaté, meilleur buteur de l’équipe avec cinq réalisations. Afin de renforcer son secteur offensif, affaibli par la blessure de Yoann Touzghar, l’ESTAC obtient en toute fin de mercato hivernal le retour de l’attaquant sud-coréen Suk Hyun-jun en provenance du Stade de Reims[49].

La phase retour débute cependant difficilement, avec quatre défaites consécutives, dont des revers face à des concurrents directs à la montée, sur les terrains du Clermont Foot 63 (3-2) et du RC Lens (1-0), ce dernier but étant inscrit par l’ancien Troyen Corentin Jean. L’équipe se reprend ensuite avec une série de victoires, dont un succès face à l’AJ Auxerre (3-1), et un match nul contre le Paris FC (1-1).

Au moment de l’arrêt définitif des compétitions en raison de la pandémie de Covid-19, l’ESTAC occupe la quatrième place du championnat. Cette position, normalement qualificative pour les barrages d’accession à la Ligue 1, ne donne toutefois lieu à aucune phase finale, en raison de la situation sanitaire[50].

L'ère City Football Group (2020-)

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Saison 2020-2021

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Alors entraineur du Melbourne City, Patrick Kisnorbo est nommé à la tête de l'équipe troyenne le 23 novembre 2022.

Le 3 septembre 2020, à l’issue de plusieurs mois de négociations menées en coulisses, le City Football Group devient officiellement l’actionnaire majoritaire de l’ESTAC Troyes, après le rachat des parts détenues par l’ancien propriétaire et président Daniel Masoni. Cette prise de contrôle marque un tournant majeur dans l’histoire du club, désormais intégré à un réseau international de clubs professionnels fondé sur une stratégie de développement sportif et économique mutualisée. Dans le cadre de cette recomposition de l’actionnariat, l’homme d’affaires français Maxime Ray, également président du Vannes OC, rachète les parts détenues par les actionnaires minoritaires et porte sa participation à 13 % du capital[51]. Il obtient à ce titre un siège au conseil d’administration du club, participant ainsi à la nouvelle gouvernance mise en place après le changement d’actionnaire majoritaire[52].

Sur le plan sportif, l’intégration au City Football Group se traduit rapidement par une coopération accrue entre les clubs du réseau. Le 28 janvier 2021, l’ESTAC accueille ainsi en prêt Filip Krastev en provenance du Lommel SK, autre entité du groupe, illustrant la mise en œuvre concrète de cette stratégie de synergies sportives.

Cette nouvelle dynamique accompagne une saison 2020-2021 particulièrement réussie sur le plan sportif. Le 8 mai 2021, à la suite d’une victoire face à l’USL Dunkerque, l’ESTAC Troyes est sacrée championne de France de Ligue 2 pour la deuxième fois de son histoire. Le club valide ainsi son retour en Ligue 1, concluant une saison marquée à la fois par une transformation structurelle profonde et par une performance sportive aboutie.

Le club termine la saison à la première place du classement avec 77 points, devançant le Clermont Foot 63 de huit points et le Toulouse FC de dix unités. Cette avance confortable reflète la maîtrise collective affichée par les Troyens tout au long de la saison.

Saison 2021-2022

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Pour la saison 2021-2022, disputée en Ligue 1, l’ESTAC Troyes renforce son effectif avec l’arrivée du défenseur international Adil Rami, champion du monde en 2018. Le club réalise un exercice globalement satisfaisant et termine à la 15e place du championnat avec 38 points. Ce classement lui permet d’assurer son maintien dans l’élite du football français, une performance notable puisqu’il s’agit du premier maintien en Ligue 1 du club depuis seize ans.

La saison est néanmoins marquée par un changement d’entraîneur en cours d’exercice. Laurent Batlles est remplacé à la mi-saison par Bruno Irlès, dans un contexte sportif contrasté, notamment après l’élimination en trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France face à l’AS Nancy Lorraine. Malgré cette sortie prématurée, l’ESTAC se distingue en championnat par sa capacité à rivaliser avec plusieurs équipes de premier plan, obtenant notamment des matches nuls face au Paris SG (2-2) et à l'Olympique de Marseille(1-1).

Saison 2022-2023

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La deuxième saison consécutive de l’ESTAC Troyes en Ligue 1 débute par des résultats mitigés, rapidement jugés insuffisants par la direction du club. Dans ce contexte, Bruno Irles est démis de ses fonctions le 8 novembre 2022, moins d’un an après sa nomination. À l’issue de la 14e journée du championnat, l’ESTAC occupe alors la 13e place du classement avec 12 points, mais reste sur une série prolongée sans victoire depuis la mi-septembre[53].

Claude Robin assure l’intérim à la tête de l’équipe première jusqu’au 23 novembre 2022, date à laquelle le club nomme Patrick Kisnorbo comme nouvel entraîneur[54]. Malgré ce changement, la situation sportive ne connaît pas d’amélioration durable et l’ESTAC termine la saison à la 19e place du championnat, accusant un retard significatif sur le premier non-relégable, ce qui entraîne sa relégation en Ligue 2[55].

En dépit de cette issue défavorable et de l’absence de redressement notable des résultats, le président Aymeric Magne confirme que l’avenir sportif du club en Ligue 2 s’inscrira avec Patrick Kisnorbo à la tête de l’équipe première[56].

Saison 2023-2024

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Le , à la suite d’une réunion du conseil d’administration, Aymeric Magne voit son contrat résilié avec effet immédiat[57],[58]. Il est remplacé par le Néerlandais Mattijs Manders[59]. Le 26 novembre 2023, après des résultats catastrophiques, Patrick Kisnorbo est démis de ses fonctions d’entraîneur. Alou Diarra, alors entraîneur des U19 de l'ESTAC, assure l’intérim lors de deux rencontres de championnat face aux Girondins de Bordeaux et à Amiens, conclues par deux victoires. Le 6 décembre 2023, David Guion est nommé entraîneur principal. Il devient ainsi le cinquième entraîneur du club depuis son rachat par le City Football Group, en incluant l’intérim de Claude Robin[60]. Malgré ce changement, le club ne parvient pas à se maintenir hors de la zone de relégation.

Lors de la réception de Valenciennes lors de la 36e journée de championnat, des incidents surviennent : des fumigènes sont lancés sur la pelouse par des supporters ultras puis renvoyés en direction de la tribune Champagne par plusieurs joueurs troyens, entraînant l’interruption définitive de la rencontre[61]. Celle-ci est ultérieurement donnée perdue sur tapis vert pour l’ESTAC au profit de Valenciennes[62]. À l’issue de la journée suivante, après une défaite face à Laval, le club est sportivement relégué en National[63]. Cette deuxième relégation consécutive suscite de vives critiques parmi les supporters troyens à l’encontre du City Football Group[64],[65],[66].

Toutefois, la rétrogradation administrative des Girondins de Bordeaux permet à l’ESTAC de se maintenir en Ligue 2 pour la saison 2024-2025.

Saison 2024-2025

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La saison 2024-2025 constitue la 39ᵉ saison de l’histoire de l’ESTAC dans cette division et sa deuxième consécutive en Ligue 2. Le 12 août 2024, Stéphane Dumont est nommé entraîneur de l’équipe professionnelle en remplacement de David Guion[67]. Après une première partie de saison difficile, l’ESTAC redresse progressivement la situation et termine le championnat à la 10ᵉ place sur 18, avec 44 points obtenus en 34 journées. En Coupe de France, le club réalise son meilleur parcours depuis plusieurs saisons en atteignant les huitièmes de finale, où il est éliminé par le Stade brestois[68].

Saison 2025-2026

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La saison 2025-2026 marque la 40ᵉ saison du club et sa troisième consécutive en Ligue 2. Dès les premières journées, l’ESTAC se positionne en tête du championnat, dans la continuité de la dynamique observée lors de la seconde partie de la saison précédente[69]. En janvier, l’équipe poursuit sur cette lancée, notamment avec une victoire facile face au Stade de Reims contre lequel elle demeure invaincue depuis 1973 au stade de l'aube, avant de connaître un léger coup d’arrêt avec deux défaites consécutives, une première depuis le début de la saison, sans toutefois remettre en cause sa place de leader. En Coupe de France, le club atteint de nouveau les huitièmes de finale, pour la deuxième saison consécutive, et affronte le Racing Club de Lens. Après une première mi-temps au coude à coude (1-1), ce sont les sang et or qui finiront par s'imposer (2-4) au Stade de l'Aube, notamment avec 3 buts inscrit en seulement 6 minutes (52', 56' et 58').

Palmarès de l'ES Troyes AC
Compétitions nationales Compétitions internationales Compétitions régionales
Championnats
Coupes

Logos et maillots

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Le maillot domicile du club troyen est toujours de couleur bleue et celle du maillot extérieur est généralement de couleur blanche. En ce qui concerne le troisième maillot, le club fait souvent preuve d'une certaine originalité avec son équipementier.

De la saison 2015/2016 jusqu'à la fin de la saison 2018/2019, les maillots ont été fournis par l'équipementier italien Kappa.

Le 1er juin 2019, le club annonce que Le Coq sportif sera l'équipementier officiel du club pour les cinq années à venir[70]. Ce partenariat va lier l'ESTAC à un équipementier originaire du département de l'Aube et plus précisément à Romilly-sur-Seine.

En Juin 2025, l’ESTAC rejoint Puma, déjà liée à huit clubs du City Football Group[71].

Personnalités

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Présidents

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Le tableau suivant présente la liste des présidents du club depuis 1986.

Liste des présidents de 1986 à aujourd'hui
# Nom Période
1 Maurice Cacciaguerra 1986-1990
2 Michel Santier 1990-1993
3 Angel Masoni 1993-1995
4 Daniel Vacelet 1995-2004
5 Thierry Gomez 2004-2009
6 Daniel Masoni 2009-2020
7 Simon Cliff 2020-2021
8 Aymeric Magne 2021-2023
9 Mattijs Manders 2023-2024
10 Edwin Pindi 2024

Entraîneurs

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Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1986.

Liste des entraîneurs de 1986 à aujourd'hui
# Nom Période
1 Bernard Deferrez juil. 1986-mars 1988
2 Pierre Flamion avr. 1988-mai 1988
3 Jean-Louis Coustillet juin 1988-mai 1992
4 Patrick Aussems juin 1992-déc. 1992
5 Pierre Flamion janv. 1993-mai 1993
6 Alain Perrin juin 1993-mai 2002
7 Jacky Bonnevay juin 2002-déc. 2002
8 Serge Romano déc. 2002
9 Faruk Hadžibegić déc. 2002-2004
10 Jean-Marc Furlan 2004-2007
11 Denis Troch 2007-2008
12 Ludovic Batelli 2008-avr. 2009
13 Claude Robin (intérim) avr. 2009-mai 2009
14 Patrick Remy juin 2009-juin 2010
15 Jean-Marc Furlan juin 2010-déc. 2015
16 Claude Robin déc. 2015-fév. 2016
17 Mohamed Bradja (intérim) fév. 2016-mai 2016
18 Jean-Louis Garcia mai 2016-mai 2018
19 Rui Almeida mai 2018-juin 2019
20 Laurent Batlles juin 2019-déc. 2021
21 Bruno Irlès jan 2022-nov. 2022
22 Claude Robin (intérim) nov 2022
23 Patrick Kisnorbo nov. 2022-nov. 2023
24 Alou Diarra (intérim) nov. 2023-déc. 2023
25 David Guion déc. 2023-août. 2024
26 Stéphane Dumont 2024-
Meilleurs buteurs[72]
Rang Nom Buts Matchs
1 Benjamin Nivet 85 433
2 Slađan Đukić 55 165
3 Nicolas Goussé 43 121

Effectif professionnel actuel

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Le premier tableau liste l'effectif professionnel de l'ESTAC pour la saison 2025-2026. Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.

Effectif professionnel de l'ESTAC Troyes pour la saison 2025-2026[73]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[74] Nom Date de naissance Sélection[75] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la France Boucher, ZacharieZacharie Boucher 07/02/1992 (34 ans) France espoirs SC Bastia 2024-2027
16 G Drapeau de la France Lemaître, NicolasNicolas Lemaître 12/01/1997 (29 ans) US Quevilly-Rouen 2023-2026
40 G Drapeau du Burkina Faso Konaté, HillelHillel Konaté 28/12/1994 (31 ans) Burkina Faso LB Châteauroux 2025-2027
2 D Drapeau de la France Maronnier, LucasLucas Maronnier 09/03/2000 (25 ans) EA Guingamp 2025-2027
3 D Drapeau de la France Ouzenadji, AnisAnis Ouzenadji 04/11/2006 (19 ans) France -19 ans Formé au club 2025-2027
6 D Drapeau de la France Monfray, Adrien-MehdiAdrien-Mehdi Monfray Capitaine 20/12/1990 (35 ans) Grenoble Foot 2024-2026
14 D Drapeau des Comores Boura, IsmaëlIsmaël Boura 14/08/2000 (25 ans) Comores RC Lens 2023-2027
18 D Drapeau de la France Baldé, ThiernoThierno Baldé 10/06/2002 (23 ans) France espoirs Paris Saint-Germain rés. 2022-2027
22 D Drapeau de la France Hamdi, MathisMathis Hamdi 18/10/2003 (22 ans) Formé au club 2023-2026
23 D Drapeau de la République centrafricaine flèche vers la droite Gambor, HugoHugo Gambor 30/12/2002 (23 ans) Centrafrique KAA Gent 2025-2026
25 D Drapeau de l'Italie Gozzi, PaoloPaolo Gozzi 25/04/2001 (24 ans) Italie -19 ans Genoa CFC 2024-2026
37 D Drapeau de la France Akpakoun, TomTom Akpakoun 22/04/2005 (20 ans) Formé au club 2025-2027
38 D Drapeau de la France Diawara, SankhounSankhoun Diawara 13/01/2006 (20 ans) France -19 ans Formé au club 2025-2027
44 D Drapeau de la France Titi, YvannYvann Titi 05/05/2006 (19 ans) France -19 ans Lommel SK 2024-2027
5 M Drapeau de la France Adeline, MartinMartin Adeline 02/12/2003 (22 ans) France -20 ans Stade de Reims 2024-2027
7 M Drapeau de la France Chavalerin, XavierXavier Chavalerin 07/03/1991 (34 ans) Stade de Reims 2021-2026
8 M Drapeau du Sénégal Diop, MouhamedMouhamed Diop 30/09/2000 (25 ans) Sénégal -20 ans Kocaelispor 2023-2028
10 M Drapeau de la France Ifnaoui, MerwanMerwan Ifnaoui 25/10/1998 (27 ans) Red Star FC 2025-2027
17 M Drapeau de la France Mille, AntoineAntoine Mille 14/08/1997 (28 ans) Pau FC 2025-2028
26 M Drapeau de la France Phliponeau, AlexandreAlexandre Phliponeau 26/01/2000 (26 ans) France -19 ans US Concarneau 2025-2028
35 M Drapeau de la France Murcy, RomanRoman Murcy 23/02/2006 (19 ans) Formé au club 2025-2028
9 A Drapeau de la France El Idrissy, MounaïmMounaïm El Idrissy 10/02/1999 (26 ans) KV Courtrai 2025-2026
11 A Drapeau de la France Detourbet, MathysMathys Detourbet 29/04/2007 (18 ans) France -20 ans Formé au club 2025-2028
12 A Drapeau du Nigeria Odede, ElijahElijah Odede 12/01/2007 (19 ans) FC Sheriff 2025-2030
15 A Drapeau de la Côte d'Ivoire Assoumou, JaurèsJaurès Assoumou 17/10/2002 (23 ans) Côte d'Ivoire -23 ans Formé au club 2023-2026
20 A Drapeau de la France Ripart, RenaudRenaud Ripart 14/03/1993 (32 ans) Nîmes Olympique 2025-2026
21 A Drapeau du Maroc flèche vers la droite Bentayeb, TawfikTawfik Bentayeb 14/01/2002 (24 ans) Maroc -23 ans Union Touarga 2025-2026
34 A Drapeau de la France Traoré, IbrahimIbrahim Traoré 12/03/2006 (19 ans) France -19 ans Formé au club 2025-2027
36 A Drapeau de la France Diakité, AmadouAmadou Diakité 31/05/2005 (20 ans) Formé au club 2025-2028
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Philippe Bizeul
  • Toru Ota
Préparateur(s) physique(s)
  • Pascal Faure
  • Mathieu Dubarry
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  • Aurélien Gauthier
  • Stéphane Puech
Médecin(s)
  • Philippe Beury

Légende

Mise à jour de l'effectif le

En grisé, les sélections de joueurs internationaux chez les jeunes mais n'ayant jamais été appelés aux échelons supérieurs une fois l'âge-limite dépassé ou les joueurs ayant pris leur retraite internationale.

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt Contrat
2 D Drapeau de l'Équateur Porozo, JacksonJackson Porozo 04/08/2000 (25 ans) Équateur Club Tijuana 2022-2027
4 D Drapeau de la Côte d'Ivoire Diaz, JuniorJunior Diaz 23/07/2003 (22 ans) Côte d'Ivoire -23 ans Stade Brestois 29 2024-2029
D Drapeau de l'Algérie Larouci, YasserYasser Larouci 01/01/2001 (25 ans) Algérie AE Kifisia 2021-2026
A Drapeau de la Suède Fatah, AmarAmar Fatah 19/02/2004 (21 ans) Suède espoirs Dundee United 2022-2027

Structures du club

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Le Stade de l'Aube.

Le Stade de l'Aube est construit en 1924[76] par l'industriel Marcel Vitoux sur un site appelé « Le Labourat »[77]. Il est rénové une première fois en 1956 puis la ville l'acquiert en 1961[77]. Une piste d'athlétisme de 400 mètres est alors ajoutée. En 1967, la tribune d'honneur est construite avec des aménagements ad-hoc : vestiaires, infirmerie, bureaux et salles de réception[77].

D'importants travaux sont entrepris en 1998 : construction de la tribune Sud (2 800 places) et rénovation de la tribune Est (6 600 places)[77]. Enfin, la tribune Nord est achevée en 1999 portant ainsi la capacité totale du stade à 18 000 places. Les derniers travaux sont effectués en 2004 avec la rénovation de la tribune d'honneur et de deux virages qui ferment le stade. L'inauguration se déroule le avec un match entre l'équipe de France espoirs et l'Irlande. Le stade peut alors accueillir 20 420 spectateurs. Il appartient à Troyes Champagne Métropole depuis 2003.

Son affluence record est réalisée le 18 mai 2012 où 20 347 spectateurs assistent à la rencontre de Ligue 2, opposant l'ESTAC à Amiens (2-0)[78], à l'occasion de la montée du club en Ligue 1.

En juin 2013, le Stade de l'Aube est le premier stade à adopter la technologie de pelouse hybride AirFibr, développée par la société française Natural Grass[79]. Depuis la mise en place et l'utilisation de cet équipement, la pelouse du Stade de l'Aube est souvent prise pour exemple pour sa qualité. Elle est régulièrement bien classée au classement des pelouses, que ce soit en Ligue 1 ou en Ligue 2[80].

Centre de formation

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Le centre de formation de l'ESTAC a été inauguré le 28 septembre 2002 en présence d'Aimé Jacquet. Dans la seconde partie des années 2000, des joueurs comme Blaise Matuidi, international français et Damien Perquis, né à Troyes et ancien international polonais, figurent parmi les joueurs les plus connus qui ont été formés à Troyes. Plus récemment, le latéral Djibril Sidibé, natif de Troyes lui aussi, est devenu international français. Quelques années plus tard, le gardien de but Paul Bernardoni a joué un match de Ligue 2 puis quelques matchs en Ligue 1 avec le club, avant de partir en janvier 2016 aux Girondins de Bordeaux. Il est actuellement titulaire en Equipe de France espoirs de football. Durant l'été 2019, l'ESTAC a vendu un jeune promis également à un bel avenir au club anglais de Brentford FC en la personne de Bryan Mbeumo, double buteur en finale de la Coupe Gambardella remportée en 2018 et auteur de 10 buts en Ligue 2 la saison précédente.

Blaise Matuidi et Djibril Sidibé ont d'ailleurs été présents dans la liste du sélectionneur français Didier Deschamps pour la Coupe du Monde 2018. Ils deviendront par la suite champions du monde et viendront célébrer cet événement à Troyes le 9 août 2018[81].

Blaise Matuidi en équipe de France le 22 mars 2013 face à la Géorgie.

En 2010, Blaise Matuidi est le premier joueur du centre de formation de l'ESTAC à porter le maillot de l'équipe de France. L'ESTAC va par ailleurs connaître sa première année en tant que centre de catégorie 1A dès la saison 2011-2012.

En 2011, les jeunes U19 réussissent un superbe parcours en Coupe Gambardella seulement éliminés en demi-finale, à Mérignac, par Saint-Étienne après avoir battu notamment Sochaux et Montpellier lors des tours précédents.

L'année suivante, en 2012, ils sont défaits en quart de finale au Stade du Ray (4-1) par l'OGC Nice.

En 2018, les jeunes troyens menés par leur entraîneur Carlos Lopez remportent la Coupe Gambardella en battant le Tours FC (2-1) en finale au Stade de France grâce à un double du prometteur Bryan Mbeumo. Auparavant ils avaient battu l'ASL Robertsau Strasbourg, l'AS Nancy-Lorraine, l'ASPTT Dijon, le Stade rennais, l'US Concarneau et le Stade brestois.

Gharib Amzine lors du match Lens B / Troyes B le 13/02/2016.

La plupart des jeunes issus de ce centre évoluent avec l'équipe réserve en National 3 et les plus talentueux intègrent rapidement l'équipe première. Le club compte énormément sur ses jeunes. Ainsi, au fur et à mesure, de nombreux jeunes viennent se greffer au groupe professionnel, tels que Fabrice N'Sakala, Corentin Jean, Jimmy Cabot, Yehvann Diouf, Jérémy Cordoval, Aloïs Confais, Samuel Grandsir, Bryan Mbeumo, Warren Tchimbembé ou encore Paul Bernardoni, qui évoluent désormais sous d'autres maillots. Aujourd'hui, parmi l'effectif professionnel du club, plusieurs joueurs sont issus de ce centre de formation. Il s'agit de Stone Mambo, Benrandy Abdallah, Calvin Bombo et Brandon Domingues.

La réserve, composée en grande majorité par des jeunes du club et de joueurs professionnels en manque de temps de jeu ou de retour de blessure, évolue en National 3. Elle est entraînée depuis mai 2015 par un ancien joueur professionnel du club troyen en la personne de Gharib Amzine.

Aspects juridiques et économiques

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Le tableau ci-dessous résume les différents budgets prévisionnels du club troyen saison après saison.

Historique du budget prévisionnel de l'ESTAC Troyes
Saison 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017
Budget 14 M€[82] 7,5 M€[83] M€[84] 8,5 M€[85] 19 M€[86] 12 M€[87] 13 M€[88] 21 M€[89] 13 M€[90]
Saison 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023 2023-2024 2024-2025 2025-2026
Budget 24 M€[91] 13 M€[92] 13 M€[93] 13 M€[94] 30 M€[95] 45 M€[96] 22 M€[97] 14 M€[98] 21 M€[99]
Légende : M€ = millions d'euros.

Section féminine

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Le club compte une section féminine évoluant en Division d'Honneur[100].

Sacrées championnes de DH de Champagne Ardenne en 1993, 1998, 1999 et 2002.

Après un titre de championnes de DH de Champagne Ardenne en 2009, elles sont promues en D3 féminine et participent donc au championnat de France féminine de D3 2009-2010 terminant à la 10e et dernière place qui signifie relégation en division d'honneur.

Elles seront de nouveau championnes de DH en 2011, 2012, 2013, 2016, 2017 et 2018. Les Auboises échouent toujours lors des barrages d'accession pour évoluer à l'échelon supérieur en Division 2 depuis des années.

Notes et références

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  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. estacbmiko, « Edwin Pindi nommé Président exécutif et Directeur général de l'ESTAC », sur ESTAC, (consulté le )
  3. a et b « Les grandes dates du football à Troyes », sur le site officiel de l'ESTAC (consulté le ).
  4. « La balade de Raphaël Mezrahi », sur Le Point.fr.
  5. « Coucou, revoilà Troyes », sur SO FOOT.com, (consulté le ).
  6. « Nicolas Goussé : « Qui aurait pu penser que Troyes éliminerait Newcastle ? » », sur Foot d'Avant.
  7. « UEFA Europa League 2001/02 - Histoire - Troyes-Leeds », sur le site officiel de l'UEFA.
  8. « Entraîneurs: à chacun son destin », sur La Depeche.fr.
  9. « DNCG : Troyes maintenu en L2 », sur football365.fr, (consulté le ).
  10. Sport24 - Denis Troch limogé
  11. Batelli entraîneur de l'ESTAC sur lequipe.fr
  12. Batelli limogé à l'ESTAC, sur francefootball.fr
  13. « ESTAC : Daniel Masoni nouveau président », sur Foot National.fr.
  14. « Troyes bat Cassis 2 à 0 et monte en Ligue 2 », sur Le Parisien.fr.
  15. « Ligue 2, Troyes - Furlan nouvel entraineur », sur Goal.fr.
  16. « Ligue 1 : défaite surprise pour l'OM à Troyes », sur Le Monde.fr.
  17. « Troyes est relégué championnat », sur L'Équipe.fr.
  18. « Estac-Stade de Reims (4-2) : Troyes, un derby et ça repart », sur Eurosport.fr.
  19. « Ligue 2 : Troyes champion d'automne après sa victoire à Arles-Avignon (0-4) », sur Eurosport.fr.
  20. « UNFP : Trophées UNFP du football. Un TGV Lyon-Paris via Troyes… », sur unfp.org, .
  21. « Des stars et des sardines le 22 mai contre Châteauroux », sur L'Équipe.
  22. « Estac : revivez la soirée des champions de Ligue 2 », sur France 3.fr.
  23. Ligue 1 : Troyes renvoyé en Ligue 2, Evian-Thonon-Gaillard repêché ?
  24. « DNCG: montée en L1 confirmée pour Troyes », sur L'Equipe.fr (consulté le ).
  25. « Nourredine Bouachera licencié », sur L'Equipe.fr (consulté le ).
  26. « ESTAC Troyes - Site officiel - Communiqué officiel », sur estac.fr (consulté le ).
  27. « Football: Claude Robin (Troyes) démis de ses fonctions deux mois après sa nomination », sur Le Courrier picard (consulté le ).
  28. « Ligue 1 (J34) : Reims coule à Troyes », sur France Bleu.fr.
  29. « Les Américains se sont rabattus sur Troyes », sur La Nouvelle Republique.fr.
  30. « Football : le club de Troyes racheté par l'Américain Gary Allen », sur Europe 1.fr.
  31. « REPRISE DE L'ESTAC : L'AMÉRICAIN GARY ALLEN NE VIENDRA PAS ! », sur Canal 32.fr.
  32. « Après Troyes, Gary Allen réapparaît à Mulhouse », sur France 3.fr.
  33. « L'INTRONISATION DE JEAN-LOUIS GARCIA », sur ESTAC.
  34. « Football : la Ligue 1 passera par les barrages pour Troyes », sur France 3.fr.
  35. « Barrage : Troyes décroche le nul à Lorient et monte en Ligue 1 », sur L'Équipe.
  36. « ADAMA NIANE, LE TOP DES BUTEURS », sur LFP.fr.
  37. « FIN DE SAISON POUR TRISTAN DINGOMÉ », sur ESTAC.fr.
  38. « MONACO 2E, TROYES RELÉGUÉ EN DOMINO'S LIGUE 2 », sur LFP.fr.
  39. « Estac : autopsie d’un échec », sur L'Est-Éclair.fr.
  40. « L'entraîneur de Troyes Jean-Louis Garcia s'en va », sur L'Équipe.fr.
  41. « Troyes bat Tours et remporte la Coupe Gambardella », sur L'Équipe.fr.
  42. « [COMMUNIQUÉ OFFICIEL] À QUOI JOUE L'EQUIPE ? », sur ESTAC.fr.
  43. « Rui Almeida nouvel entraîneur de Troyes », sur L'Équipe.
  44. « À 41 ans, Benjamin Nivet prolonge avec Troyes », sur L'Équipe.
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  46. « À 42 ans, Benjamin Nivet (Troyes) va prendre sa retraite », sur L'Équipe.
  47. « RUI ALMEIDA QUITTE L'ESTAC », sur ESTAC.fr.
  48. « LAURENT BATLLES NOUVEL ENTRAÎNEUR DE L'ESTAC ! », sur estac.fr.
  49. « HYUN-JUN SUK DE RETOUR À TROYES », sur estac.fr.
  50. « Ligue 2 : le CNOSF retoque Ajaccio, Clermont et Troyes », sur lequipe.fr.
  51. « Estac : quel est le rôle de Maxime Ray ? », sur Journal L'Est Éclair abonné, (consulté le ).
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  56. Christophe Mallet, « Aymeric Magne, président exécutif de l’Estac : « Patrick Kisnorbo sera avec nous la saison prochaine » », sur lest-eclair.fr, (consulté le ).
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  61. « Match arrêté et lancers de fumigènes : scènes irréelles à Troyes », sur SOFOOT.com, (consulté le ).
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  63. Christophe Mallet, « Descente aux enfers malgré tout pour l’Estac », sur lest-eclair.fr, (consulté le ).
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  72. « Meilleurs buteurs historiques », sur transfermarkt.fr (consulté le ).
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  74. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  75. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  76. « Historique du Stade de l'Aube », ES Troyes AC (consulté le ).
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  80. « L’ESTAC CHAMPION DES PELOUSES ! », sur lfp.fr.
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  100. « Séniors féminines », sur ESTAC.fr.

Liens externes

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